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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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BASSIN DE L’ADOUR.

peu ou point d’échinodermes, tandis que la prédominance desgastéropodes sur les acéphales y est très prononcée, à l’inverse dece que l’on a vu pour le bassin inférieur de l’Adour.

Les fossiles recueillis h Bos-d’Arros, par RI. Lejeune, compren-nent 1AA espèces (1) (95 gastéropodes, 25 conchifères, 11 fora-minifères, 9 polypiers, 2 annélides, 1 crinoïde, 1 échinoderine).Des 128 espèces qui sont bien caractérisées, 56 étaient déjà con-nues et 88 sont nouvelles. Les 56 espèces connues sont, à uneseule exception près, de la formation tertiaire inférieure. La répar-tition par classes des 1AA espèces précédentes est assez semblable àce que l’on observe dans le bassin de la Seine , mais elle est fortdifférente de ce que nous venons de voir aux environs de Bayonne .81 espèces sont propres à Bos-d’Arros, et 63, dont 56 déjà con-nues, se retrouvent dans d’autres gisements. Parmi ces dernières38 existent dans le bassin de la Seine , 20 dans les couches de Bia-rilz, IA dans l’argile de Londres , 9 dans les Corbières et 6 dans leVicentin.

En réunissant ses propres données aux nôtres, RI. Alex. Rouaulttrouve que la faune nummulitique du bassin de l’Adour, telle quenousla connaissons aujourd’hui aux environs de Biarilz, de Bayonne ,de Dax, de Saint-Sever et de Pau , renferme AA5 et même A50 es-pèces (2), c’est-à-dire beaucoup plus qu’on n’en a signalé jusqu’àprésent dans aucun des pays occupés par des dépôts du même âge.Ces espèces sont ainsi réparties dans l’ordre de leur importancenumérique : 152 gastéropodes, 115 conchifères (62 monomvaireset 53 dimyaires), 79 polypiers, Al échinodcrmcs, 20 foramini-fères, 1A annélides, 6 brachiopodes, 5 crustacés, A poissons,3 crinoïdes, 2 céphalopodes, 2 cirrhipèdes, 1 stelléridc. La grandeprédominance des gastéropodes, dans la seule localité de Bos-d’Ar-ros, suffit pour rétablir, à très peu près, la proportion relative desbivalves et des univalves telle qu’elle existe dans la formation ter-tiaire inférieure; néanmoins les polypiers et les échinodermescon-servent encore ici une plus grande importance relative. DesAAô es-pèces précédentes, 109 se retrouvent ailleurs, dont 68 dans laformation tertiaire inférieure du bassin de la Seine , 23 dans celle

(1) 4 ou 5 espèces trouvées depuis par M. de Verneuil ne sontpas comprises dans ces nombres.

(2) Nous avons modifié les nombres de M. Rouault par le mêmemotif que ci-dessus.