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BASStNS DE L’AUDE
Mémoire
de
M, Leymerie.
les couches présumées tertiaires du département de l’Aude et dequelques points intermédiaires, on aurait, au pied du versant norddes Pyrénées , un ensemble de dépôts numnmlitiquesqui rappelleraittout à fait ceux que l’on trouve ça et là, remplis aussi de coquillesd’apparence tertiaire, sur les deux versants des Alpes (Nice , Basseset Hautes-Alpes, Savoie, Suisse, Bavière, Véronais , Yicenlin, Gas-sino), puis ceux que M. de Verneuil a décrits en Grimée et que l’onretrouve dans l’Asie Mineure, l’Arménie , sur les flancs du Taurus,en Perse, en Egypte , etc. Sur plusieurs de ces points éloignés cesdépôts recouvrent des calcaires qui semblent représenter la craieblanche de l’Europe occidentale, et nulle part ils n’ont offert defossiles bien évidemment crétacés, tandis que les espèces ter-tiaires les plus caractéristiques y ont été trouvées, et peut-être cegrand ensemble de couches représenterait-il les sables inférieursdu nord de la France et de la Belgique , qui constituent un groupeassez distinct de celui du calcaire grossier? Ce qui n’était alorsqu’une présomption de notre part s’est trouvé démontré par lesobservations qui ont été faites depuis.
M. Dufrénoy (1) opposa cependant à notre manière de voir queles caractères déduits des fossiles n’étaient pas aussi absolus qu’onpouvait le croire au premier abord, et que, si à l'E. les couches ter-tiaires et crétacées étaient inclinées, à i’O. les dernières seulesavaient été relevées et les premières étaient généralement horizon-tales, comme on l’observe à Saint-Justin, localité dont nous avonsdéjà parlé. Le savant directeur de l’École des mines conclut queles assises nummulitiques appartiennent à la formation crétacéedont elles représenteraient la partie supérieure, et qu’elles sontparallèles an calcaire pisolilique des environs de Paris .
Cette discussion se renouvela peu après, à l’occasion d’une lettrede M. Leymerie (2), qui, à la suite d’une première course dans ledépartement de l’Aude , établit certaines divisions dans l’ensembledes couches nummulitiques qu’il ne croyait être ni tertiaires nicrétacées, et pour lesquelles il adopta le nom A'épicrétacé. Cettelettre est la base du mémoire plus étendu dont nous allons rendrecompte.
La formation nummulitique, dit ce géologue (3), occupe, sur lerevers septentrional des Corbières, une surface triangulaire dont le
(1) Bull ., vol. X1Y, p. 490, 1843.
(2) Ibid., p. 527.
(3J Mémoire sur le terrain nummulitique (épicrétacé) des Cor-