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sommet serait à Albas, près de la crête de la chaîne, et dont labase, longeant à peu près le canal du Midi , entre Argens et Ca-pendu, s’étendrait ensuite jusqu’à Bclcastel. Au N. et à l’O., elledisparaît sous la formation tertiaire moyenne et les alluvions de lavallée de l’Aude ; à l’E., elle s’appuie contre la formation crétacée,et au S. contre le terrain de transition des hautes Corbières . Lesbasses Corbières , comprises dans le triangle précédent, ont dessommités assez élevées, mais beaucoup moindres cependant queles hautes Corbières . La dernière crête, celle qui borde immédia-tement le canal du Midi entre Lézignan et Carcassonne , connue sousle nom de mont Alaric, atteint 601 mètres d’altitude.
Le massif nummulitique principal se lie par une bande étroite àla zone nummulitique du département de l’Ariége, dont l’extrémitéorientale, comprise entre Alet et Quillan, sur la rive droite del’Aude, appartient encore aux Corbières (1). Dans ces montagnesla formation dont nous parlons olfre un relèvement général versle terrain de transition, comme les couches crétacées avec les-quelles elle est parfaitement concordante, partout où elle les re-couvre. Ce relèvement parait dater du soulèvement même desPyrénées , et d’autres dislocations seraient de l’époque des diorites,roches restées d’ailleurs presque toujours au-dessous de la surface
bières et de ta montagne Noire (Aude ) ( Bull., 2 e sér., vol. II, p. 11,1844; — Coin jj t. rend., vol. XIX, p. 344, 1844; — Mém. de laSoc. géol. de France , 2'sér., vol. I, p. 337 avec carte et pl. defossiles, 1846J.—Voyez aussi le rapport de M. Dufrénoy sur les mé-moires de M. Leymerie et de L. Pilla ( Comjjl. rend., vol. XXI,1 er déc. 1845). « Je suis convaincu, dit ce savant (p. 3 du rap-» port), que les terrains sont des divisions naturelles, distinctes les» unes des autres. Chacun d’eux est séparé du terrain qui le précède» par une révolution du globe qui a suspendu, pendant un certain# temps, les forces sédimentaires ; il est séparé du terrain qui le suit» par une autre révolution qui a mis fin à l’époque de tranquillité» dans laquelle il se déposait. » Aussi M. Dufrénoy n’admet-il pointde passages ni de dépôts intermédiaires entre les terrains secon-daire et tertiaire ; pour lui les couches nummulitiques appartiennentà l’un ou à l’autre, et il les rapporte définitivement à la formationcrétacée, tout en admettant qu’il existe un mélange de fossiles cré-tacés et tertiaires.
(1 ) Sur la Carte géologique de la France , cette surface a été co-loriée en jaune, comme appartenant à la formation crétacée supé-rieure ; et même une certaine portion a été coloriée en vert , teinte af-fectée à la formation crétacée inférieure.