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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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ET 1)E LA GARONNE SUPERIEURE.

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à fait indépendante de la formation crétacée, et ses couches sont fai-blement redressées vers les roches anciennes dont elles sont séparéespar un sillon assez prononcé. Vers le fond de ce sillon on rencontre,principalement à Conques et à Monlolieu, une assise de calcaireordinairement blanchâtre, quelquefois subcristalliu, observéed’abord par MM. Vène et Braun, et qui renferme 15 ou 16 espècesde coquilles fluviatiles et terrestres toutes nouvelles. Aux environsde Conques , l’épaisseur de celte assise est de 10 mètres. Un autrecalcaire noirâtre, bitumineux, est également rempli de coquillesd’eau douce et de Gyrogonites. On doit remarquer dans ce gise-ment l’absence des Hélices, tandis que les Bulimes, les Agathines,les Auricules, les Maillots y sont représentés et associés auxPlanorbes, Lymnées, Physes, Paludincs et Mélanies. La positionde ces dépôts d’eau douce a quelque analogie avec celle du calcairelacustre inférieur du bassin de la Seine [ante, vol. II, p. 630), oùles coquilles terrestres abondent aussi, mais où dominent lesHélices, tandis que les Lymnées, dont U espèces sont signaléesau pied de la montagne Noire, n’y ont pas encore été rencontrées.

Les bancs nummulitiques qui recouvrent les couches d’eau doucesont des calcaires sableux ou marneux, d’un gris sale, remplis defossiles ordinairement à l’état de moules. Souvent corrodés à lasurface et renfermant des nodules endurcis, pétris de Nummulites,ces bancs sont séparés par des lits marneux avec Ostrea multi-costata, et par des marnes verdâtres où abondent aussi les Nummu-lites. Un calcaire blanc, subsaccharoïde , avec Alvéolines, se montrebien développé, vers le haut du système, surtout à Moussoulens.

Les fossiles marins de cette zone de la montagne Noire diffèrentassez de ceux des couches correspondantes des Corbières : ainsi, sur19 espèces, 11, dont plusieurs très répandues [TerebellopsisBrauni, Natica longispira ), ne se retrouveraient pas sur la rivedroite de l’Aude , tandis que la Turritella imbricataria et le Tro-chocyathus sinuosus, si communs dans les Corbières , manquent aupied de la montagne Noire. D’un autre côté, les espèces communesaux deux rives de cet ancien bassin ( Nummulina biaritzana, N.Ramondi, Alveolina subpyrenaica , Lucina corbarica, Chamagigas, Teredo Tournali, Neritina conoidea, Natica brevissima)font voir que la bande de la montagne Noire n’est qu’un affleure-ment des couches à Nummulites des Corbières, passant sous la dé-pression qui sépare les deux massifs.

Sur 107 espèces que signale M. Leymerie comme appartenant à