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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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BASSINS 1)K L’AUDE

la formation numrnulitique de ce pays, il en a déterminé 82, dont56 sont propres au département de l’Aude (1). Parmi ces dernières42 sont marines. 26 espèces déjà connues se retrouvent dans laformation tertiaire inférieure du nord de la France et dans d’autresgisements nummulitiques. Des 19 espèces les plus constantes dansle bassin de l’Aude , 5 sont également très répandues dans les sablesdu Soissonnais ( Ostrea multicostata, Ne.ritina conoidea, Turritellaimbricataria, Cerithium acutum, C. involutum ) : une seule es-pèce, VOstrea lateralis que nous avons déjà citée à l’O., appartien-drait à la craie, et la Térébralule rapprochée d’abord de la T. De-francii, Alex. Brong., a été reconnue depuis pour en être distincte :c’est la T. tenuistriata.

M. Deshayes (2), conformément à l’opinion qu’il avait émisedepuis longtemps sur l’âge des couches nummulitiques du midide la France, pense que le mot épicrêtacê ne peut être adopté,puisqu’il ne s’applique pas à un terrain particulier, indépendant,soit du terrain tertiaire inférieur des environs de Paris , soit de lacraie; et M. Leymerie(3), qui d’abord s’était attaché à motivercette expression en disant que ces couches n’étaient ni tertiaires nicrétacées (antè, p. 34), est revenu sur sa première manière de voir, nedoutant plus que les couches en question ne constituassent un terraintertiaire qu’il nomme 1 ’éucène du midi, lequel ne serait pas pourcela exactement synchronique de celui du nord. Peu après il appuyacette idée de quelques arguments qu’il nous permettra d’autant plusd’examiner, que, sortant du domaine de l’observation directe ou desfaits, ils rentrent par cela même dans celui de la critique.

D’après Sl. Leymerie (4), la formation numrnulitique se lie géo-

(1) Un certain nombre de ces espèces ont été retrouvées depuisdans d'autres localités, et quelques unes étaient connues sous d’autresnoms. D’après ce que nous avons vu dans plusieurs collections et lesrecherches qui ont été faites depuis dans les Corbières , on peutpenser que les nombres donnés par M. Leymerie seront doublés dansp6u de temps.—Guidé par i’obligeance de M. Bayle, nous avonsobservé dans la belle collection de l’Ecole des mines plusieurs fossilesprovenant des couches nummulitiques de Cumarade dans le départe-ment de l’Ariége, entre autres, la Neritina conoidea, le Cerithiumsubpyrenaicum et la Vcnericardia acuticostata.

(2) Bull., 2 e sér., vol. II, p. 33, 1 844.

(31 Ibid., p. 34.

(4) Lettre sur le terrain numrnulitique des Corbières [Bull.,2 e sér., vol. II, p. 370, 1845).