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BASSINS DK L’AUDE
mation des sédiments crétacés les plus récents d’autres pays, et bienque, dans une formation, un de ses membres vienne à manquer surun point, on ne peut induire de ce fait seul que le dépôt qui sembleen occuper la place le représente absolument dans le temps.
D’un autre côté, M. Leymerie convient que les caractères zoolo-giques des couches à Nummulites du nord et du sud ont une simili-tude trop frappante pour qu’on puisse se soustraire « à une idée de» synchronisme entre les deux gisements à Nummulites du bassin pa-» risien et des contrées pyrénéennes; » et il croit concilier ces deuxconclusions opposées, en disant que « la formation du groupe num-» mulitique du sud doit correspondre à la fois à la fin de la période» crétacée et au commencement de la période tertiaire du nord ; » etde la sorte le mot épierétacé lui paraît être suffisamment justifié.L’expression de crétacéo-tertiaire eût indiqué plus exactement lerapport que l’auteur croit avoir trouvé; rapport qui, nous devonsle dire, a contre lui toutes les observations faites depuis, et dont laconséquence naturelle serait une négation complète de la valeur descaractères zoologiques pour distinguer les grandes formations.
Dans une communication subséquente, le savant professeur dela Faculté de Toulouse (1) a signalé une nouvelle preuve de laliaison qu’il croit exister entre les couches nummulitiques et cré-tacées : c’est la présence de la Terebratula tenuistriata et deYOstrea lateralis, d’une part avec des fossiles tertiaires, et de l’au-tre dans des marnes semblables, ou plutôt parallèles, associées à desfossiles crétacés. La première de ces assises de marne se voit dansles Corbières, la seconde dans les départements de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées , et elles ne seraient, en réalité, que leprolongement l’une de l’autre, mais avec des caractères extérieursdifférents. Malheureusement M. Leymerie n’a donné aucune coupepropre à démontrer ces faits et n’a signalé encore aucune localitéprécise où l’on pût les vérifier. Une coupe des collines comprisesentre Mancioux et TEscalère, au sud de Saint-Martory (2), mon-tre que, sur ce point, les fossiles tertiaires manquent avec les Num-mulites dont les espèces diffèrent de celles du département del’Aude . La direction des couches redressées est à peu près la mêmeque celle de la chaîne, et les basses montagnes de cette partie dudépartement de la Haute-Garonne appartiendraient à la formation