ET DE t.A GARONNE SUPÉRIEURE. 49
familles entières fussent représentées d’un côté et pas de l’autre;car la craie jaune offre des Ammonites, des ïurrililes et une foulede Sphérulites, dont aucune trace n’a été signalée dans les couchesd’Alaric, ni dans les marnes à Térébralules, caractérisées par lesNummulites, qui à leur tour manquent complètement au nord. LesOrbitoliles des deux rivages sont également différentes.
Par suite de sa nouvelle manière d’envisager la question, on com-prend que AI. llaulin devait replacer le soulèvement des Pyrénées ,au moins pour la partie centrale et élevée de la chaîne, immédiate-ment après les dépôts crétacés supérieurs, ce qui aurait produit laligne de démarcation plus ou moins profonde que l’on observe entreles terrains secondaire et tertiaire. La position des couches de l’étagedu mont Altfric, relevées et formant les hautes cimes des Pyrénées ,et celle des couches nummulitiques supérieures, qui se maintiennentdans les plaines, sans entrer dans la composition des contre-forts, etsans dépasser 400 à 500 mètres d’altitude, sur les points les pluséloignés des mers actuelles, nous paraissent motiver suffisamment,du moins quant h présent, leur séparation, sans admettre pour celaque les rapprochements précédents en soient une conséquence né-cessaire.
Les dérangements qui ont allècté les strates du premier étage,dans les Coi bières et la montagne Noire, auraient eu lieu plus tard,pendant la formation tertiaire moyenne, lorsque dans le nord s’opé-rait le soulèvement du Sancerrois. Ainsi, sur les pentes de la mon-tagne Noire les bancs nummulitiques, les lignites et les calcaireslacustres de la formation moyenne sont concordants et ont étéredressés ensemble sous des angles quelquefois très ouverts. Lesdirections sont variables, mais la plupart d’entre elles courent commela crête d’Arquelies à Greffeil, parallèlement à la montagne Noire, etelles auraient été produites parla môme cause et au même moment.D’autres, à la vérité, sont parallèles à la direction des Pyrénées .« Alais on ne peut, dit l’auteur, admettre qu’elles en soient con-» temporaines, car il faudrait rajeunir le soulèvement de ces mon-tagnes encore plus que je ne l’avais proposé. » Peut-être trouvera-t-on que AI. Paulin rejette ici un peu facilement des faits deparallélisme contraires à son hypothèse et absolument du mêmeordre que ceux sur lesquels il s’appuyait lorsqu’ils lui étaientfavorables?
Le même géologue réfute encore des assertions de AI. Boubéequi, par une confusion de fossiles, avait rapporté certaines couchesttt. 4