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des Basses-Pyrénées à l’étage du mont Alaric, et il pense que lanouvelle expression de terrain pyrénéen supérieur substituée parM. Leymerie (1) à celle A'épicrétacé, quoique préférable à certainségards, n’est cependant pas exacte dans le sens que lui donne sonauteur, puisqu’il y a, au pied des Pyrénées , des mollasses lacustresde la formation tertiaire moyenne qui ont été plus ou moinsredressées.
Les recherches persévérantes de M. Leymerie (2) lui ont fournirécemment les preuves que sa première supposition de l’absence dela craie blanche et de la craie supérieure au pied des Pyrénées n’était pas fondée, ear il a constaté, particulièrement à Monléon età Gensac, la présence de marnes jaunâtres et grises cl de calcairesmarneux reposant sur un calcaire blanc, le tout d’une faible épais-seur et recouvrant des calcaires et des schistes noirs à Orbitolitesconiques et à Caprotines de la craie, est surmonté par les stratesnuminulitiques; de sorte que l’on a sur ce point une série compa-rable à celle de Santander, quoique le groupe supérieur de la craiey soit moins complet. Ces assises peuvent être suivies dans toute lalargeur du département de la Haute-Garonne , par Saint-Marcet,Latone, Saint-Martory, Roquefort, etc. La stratification est malcaractérisée, et le pendage irrégulier est généralement au N. SurU2 espèces de fossiles qui y ont été recueillies, 25 seraient nouvelles,et 17 connues seraient soit de la craie supérieure de Maëstricht , soitde la craie blanche. 11 n’y a aucune Nummulite, mais on y ren-contre la Terebratula Venei et l 'Ostrea lateralis qui se trouventaussi dans les couches à Nummulites des Corbières. La dernière deces coquilles a été souvent observée dans d’autres gisements num-muliliques et dans la craie. Or ces assises, évidemment de la for-mation crétacée supérieure, sont ici d’une grande importance, carelles font voir que non seulement l’étage nummulilique supérieurde l’Aude , mais encore l’étage du mont Alaric que l’on avait misen parallèle avec la craie de Maëstricht dont ils ne renfermentcependant ni l’un ni l’autre les fossiles, sont en réalité différentset sont tous deux plus récents.
Ce qui complète d’une manière heureuse ces observations, c’estque M. Leymerie a reconnu la même superposition des couches h