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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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52 BASSINS DE L’AUDE

l’étage inférieur avec les Nmnnmlina Ramondi (1) et 1 ’Alveolinasubpyrenaica.

M. Leymerie rappelle ensuite ce que nous venons de dire, que lemassif du Mont-Perdu est formé de deux systèmes de couches dontl’un, celui du cirque de Gavarnie, caractérisé par l 'Ostrea larva,Lamk., 1 '0. vesicularis, id., VAnanchytes ovata, kl., et de nou-velles espèces d’Orbitolites, serait l’équivalent de la craie de Gensac,de Monléon et de Saint-Marcel (système à Hippurites des Cor-bières) (2), et l'autre , supérieur au précédent et qui constitue leMont-Perdu lui-même, ne présente que de petites Nummulites(N. Ramondi var. minor) abondantes aussi à Aurignac , Mancioux,Saint-Michel (Haute-Garonne ), comme au pied de la montagne Noire.

Il existe entre ces deux systèmes de couches des calcaires blan-châtres , remplis de Nummulites [N. biaritzana?) et d’Alvéolinessemblables à celles de la montagne Noire, d’Aurignac , etc., maisquant à l’enchevêtrement que l’auteur signale entre les dernièresassises crétacées et ces calcaires, peut-être les difficultés de sa pé-nible ascension ne lui ont-elles pas permis de reconnaître l’existencede quelque circonstance locale et accidentelle, plus propre à l’expli-quer qu’une véritable alternance?

M. Leymerie considère le soulèvement des Pyrénées commeayant immédiatement suivi les dépôts nummulitiques pris dansleur ensemble. Toute la chaîne pyrénéenne, dit-il, témoignehautement de ce fait, et l’on peut voir à Aurignac les couches re-

(1) M. Leymerie cite ici sa N. globulus et la N. Ramondi; maiscomme il ignorait sans doute que la N. Ramondi , Defr., n’est autreque sa N. globulus ou la N. rotularius, Desh. , nous ne savons àquelle espèce il attribue ici le nom deiY. Ramondi. Nous devons dired’ailleurs, pour sa justification, que la phrase descriptive de M. De-france n’était pas plus propre à l’éclairer, à cet égard , que la figureet la description de la coquille de Crimée .

(2) Ou bien M. Leymerie s'écarte ici notablement de ce qu’il adit précédemment de l’âge des couches crétacées de Gensac et deMonléon ; ou bien il y a quelque confusion dans le texte : car si ellesreprésentent la partie supérieure de la craie blanche et la craie deMaëstricht et reposent sur les calcaires à Caprotines et à Orbitolitesconiques, elles ne sont point sur l’horizon des bancs à Hippurites desCorbières, lesquels sont sur l’horizon de la craie tufau (2 e étage) oupeut-être du 3' étage de la craie du sud-ouest, caractérisé par lesSpherulitcsponsiana; par conséquent, elles sont placées entre le4" étage (craie jaune de Royan ) et le 4 e , ce dernier étant caractérisépar l’ Orbitolites conira, les Caprotines, etc.