ET ALPES FRANÇAISES. 71
contemporaines de celles de Ronca, de Castel-Gomberto, etc., à l’est ;enfin, qu’elles ne représentassent le terrain tertiaire inférieur (1). Sur37 espèces de polypiers et de coquilles qu’indique la liste du savantzoologiste, nous en remarquons 24 déterminées spécifiquement, etsur ce nombre 7 sont nouvelles et 17 se trouvent dans les couchestertiaires des environs de Paris ou d’autres localités du même âge (2).
L’opinion précédente, émise devant la Société géologique deFrance (3), fut combattue par M. Élie de Beaumont (4) qui, en ad-mettant que tous les fossiles provenaient de la même couche,pensa qu’on ne pouvait rien conclure de l’examen d’une seulelocalité, et que, si l’on réunissait tous les autres fossiles des diverspoints qui appartiennent à la même formation, laquelle s’étend desBasses-Alpes à Gênes , d’une part, et de l’autre aux Diablerets, dansle canton de Vaud, dans celui de Fribourg , etc., le plus grandnombre de ces fossiles se trouverait appartenir à des espèces dif-férentes de celles des environs de Paris . Ces bancs coquilliers, placésà la base d’un grand ensemble de couches, reposent en beaucoupd’endroits sur la formation jurassique. L’examen d’autres fossiles,provenant aussi des Alpes occideniales, confirma peu après M. I)es-hayes (5) dans sa manière de voir, et donna occasion à M. Élie deBeaumont de se prononcer sur le parallélisme de ces mêmes dé-pôts avec la craie blanche du nord; et c’est en effet ainsi qu’ilsfurent représentés sur la Carte géologique de la France , publiéeen 1841.
M. S. Gras (6) a donné la coupe suivante du mont Faudon, àpartir des schistes marneux, noirs, jurassiques : 1» calcaire gris avecNummulites et polypiers; 2° grès quartzeuxpeu épais; 3° calcaire à
(1 ) M. Deshayes dit, à cette occasion, que ce point est marqué surla carte géologique de l'Europe , publiée par M. Boué, et sur l’esquissede la distribution du terrain tertiaire, insérée dans les Principes degéologie deM. Lyell , mais nous l’avons cherché vainement sur l’uneet l'autre.
(2) Un fragment de Pentacrine, qui paraît provenir d’une espècesecondaire, et qui s’est trouvé mélangé avec ces fossiles, sans doutepar la personne qui les avait recueillis, ne peut altérer en rien leursignification géologique.
(31 Bull., vol. IV, p. 381, 1834.
(4j Ibid.
(51 Ibid., p. 424. — Voyez aussi : Ibid., vol. VIII, p. 1 86, 1 837.
(6) Statistique miner, dudép. des Basses-Alpes , in—8 avec carte.Grenoble , 1840.