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ALPES MARITIMES
l’runières et Saint-Apollinaire, la base des escarpements est forméede schistes à Lucines, recouverts par les calcaires également juras-siques dits de la Porte de France , au-dessus desquels viennentles grès à Nummulites, inclinés de 60° à l’O. Près d’Orres les cal-caires de ce même système sont exploités par des galeries et em-ployés comme ardoises, ainsi que ceux des carrières de Château-roux, les plus estimés du pays, et ceux au-dessus de Réotier.
Les parties hautes des montagnes de Saint-Clément à Guilleslresont aussi formées de grès et de calcaires à Nummulites. Il en estde même au-dessus de Champcella et de Freyssinières, et ces roches,qui constituent le groupe central d’Orcières, se montrent au delàdu Vignaux, jusqu’à la hauteur d’Alefroide, pour y reposer sur lesroches primaires du grand massif cristallin de l’Oisans , et se pro-longer encore jusqu’à 10 kilomètres environ au nord du village (1).Une veine puissante de fer carburé, mais de qualité médiocre, a étéexploitée au milieu des calcaires.
Le mont Faudon, situéà 9 kilomètres au nord-est deGap, vers lemilieu du massif montagneux de Mence qui sépare la vallée d’An-celle de celle de la Bastie-Neuve, n’a fixé l’attention des géologuesque dans ces derniers temps, car Guettard (2) n’en parle point etsignale seulement les Hélicites, ou pierres lenticulaires des Casesde Fondant, au-dessus d’Ancelle (3), et 51. E. Gueymard, dans lemémoire que nous venons de rappeler, n’en fait aucune mention.C’est dans un ouvrage de Ladoucette (h) que nous trouvons desrenseignements précis sur les fossiles recueillis au-dessus desvillages de Chaillol et de Combes, commune de Saint-Bonnet, surla rive droite du Drac , et au mont Faudon situé au sud, de l’autrecôté de la vallée. Ces fossiles, déterminés par M. Deshayes, ne luilaissèrent aucun doute que les couches qui les renfermaient nefussent tertiaires et parallèles à celles des bassins de la Seine , de laBelgique, de la Tamise, du Hampshire, du Cotentin , à l’ouest, et
(1) Sur la Carte géologique de la France , M. Élie de Beaumont aremonté cette limite extrême des couches nummulitiques jusque versles sources de la Guisane, non loin de l’hospice du Lautaret.
(2) Mém. sur la miner, du Dauphiné , vol. II, p. 831, etpl. 4,1779.
(3) Peut-être ce nom de Fondant est-il une altération de Fau-don?
(4) Histoire , topographie, antiquités, etc., des Hautes- Alpes ,p. 564 et pl. 13 de l’atlas , in-8. Paris , 1834.