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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ALPES DE LA SUISSE .

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linge», au Niederhorn, à Genimen Alp et au Seefeld , au-dessus deBeatenberg , il y a des coquilles d’apparence tertiaire et présentantla plus grande analogie avec celles des Diablerets qui, en effet, setrouvent, dit l’auteur, comme celles des Alpes autrichiennes, sur lemême horizon géologique ( Ampullaria , Melania, très voisine de laM. costellata, Turritella, Cancellaria, Cytherea, Corbula, Ostreaflabellula, Plicatula aspera). Les grès et calcaires à Nuinmulitesreposent ici sur des calcaires gris-brun, écailleux, avec Hippurites.

On rencontre encore vers le haut de la chaîne du Titlis (p. 393),et recouvrant des assises jura-liasiques, des alternances de grès, decalcaires et de schistes, avec des nids de grès vert. A la partie infé-rieure de ce système de couches est un lit de schiste carburé, et plushaut se montrent de nombreux fossiles ayant les plus grands rapportsavec ceux des Diablerets. Le savant professeur de Berne y cite, maistoujours avec doute, Nummulina planulata, Melania costellata ,Cerithium Diaboli, une Ampnllaire identique avec une espèce desDiablerets, un Cardium très voisin du C. productum, Sow., un autreCardium, une Astarte , u ne P kolas, une Turbinolia , voisine du Tro-chocyathus sinuosus et le Lithodendron granulosum, semblable hcelui des dépôts parallèles de l’Abtenau . Ainsi, dit l’auteur, ou cesroches de la chaîne du Titlis représentent réellement l’étage supérieurde la craie, qui sur ce point recouvrirait immédiatement les dépôts ju-rassiques, ou bien les fossiles d’apparence tertiaire n’appartiendraientpas exclusivement à l’étage supérieur ou au calcaire à Nuinmulites.

Il est évident pour nous que la première supposition est la seulevraie, quant à la position stratigraphique de ces couches à Nummu-lites; mais cela n’implique pas nécessairement leur liaison avec lacraie, comme l’admit encore M. Sluder, en 1842, dans son Aperçugénéral de la structure géologique des Alpes (1). Il dit en effetque les calcaires arénacés noirâtres, les grès quartzeux et'les schis-tes rugueux qui recouvrent les chaînes calcaires les plus voisinesdes massifs de gneiss, et forment une grande partie des montagnessituées en dehors de ces chaînes, semblent appartenir aux étagesles plus récents de la formation crétacée alpine. Les fossiles les plusfréquents sont des Nuinmulites, Cérites, Ampullaires, Huîtres ,Turbinolies, etc. Les Ammonites et les Bélemnites y manquent

dans ses voyages, nous avons pu rectifier la dénomination des espèces,pour beaucoup de localités.

(1) Bibl. unie, de Genève , mars 1842.