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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ET DE L’AUTRICHE .

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Brianlza, se trouve dans le grès de Gurnigel, etqu’ainsi il existe unerelation intime entre leflysch (grès de Vienne ) du versant nord desAlpes et le macigno de la haute Italie . De sorte que, revenant à sapremière opinion , M. de Morlot, qui tout à l’heure mettait le grèsde Vienne à la base du terrain secondaire, semble le remonter ac-tuellement jusqu’au terrain tertiaire.

Sir R. I. Murchison (1) nous fait connaître incidemment quelquesuns des motifs de ces oscillations dans la manière de voir des géologuesautrichiens. La présence du Calamites arenaceus, du Pterophyllwn1 longifolium, etc., dans un grès qui plonge sous des couches jurassi-

I ques et du lias, paraissait indiquer qu’il existait du trias au-dessous

du calcaire alpin, et, comme ce grès ressemble à celui qui forme! une grande zone géographique en dehors du calcaire secondaire des

| Alpes, auquel on a donné de nom de flysch et dont le grès de Vienne

! est le prolongement, M. Haidinger a identifié l’un avec l’autre, en

faisant descendre tout le flysch dans le keuper. Celte zone de rochesest celle qui, souvent affectée par de grandes failles longitudinales,semble plonger sous les calcaires des Alpes ; aussi M. Murchisons’attache-t-il à faire voir que, bien loin qu’il en soit ainsi, cette grandebande de flysch ou grès de Vienne , comprenant des grès, des calcairesimpurs et des schistes à Fucoïdes, est en réalité beaucoup plus ré-cente. Si elle plongeait en effet sous le lias, elle devrait, lit où il n’y; a pas eu de dislocations, reparaître it la base des roches secondairesrestées dans leur position normale, ainsi qu’on l’observe ailleurspour le véritable trias, et c’est ce qui n’a pas lieu. M. Haidingeraurait été induit en erreur à la fois par les caractères minéralogiqueset par la comparaison de couches dérangées et renversées avec d’au-tres supposées être les mêmes et qui sont dans leur position origi-naire. Pour adopter les vues de l’auteur de la Carte géognostiquede l'Autriche , il faudrait nécessairement mettre dans les marnesirisées tout le flysch de la Suisse, le grès des Carpathes et le macignod’Italie , comme l’a fait récemment M. de Morlot, qui ayant d’abordplacé leflysch et le grès de Vienne au-dessus des formations secon-daires, les a ensuite mis dessous avec M. Haidinger, pour pencherde nouveau vers une opinion que confirmera son travail sur l’Istrie .

M. Zeuschner (2) a signalé d’abord au nord de Gmundcn, prèsd’Oberweiss, des couches avec Nummulites, Orbitolites, échino-

(t) hoc, cit ., p. 1 69.

f2) Périclité iïbçr die MHthciluugen , etc,, vol, III, p. 6i, 18p.