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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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VERSANT MÉRIDIONAL DES ALI’ES.

planata, et de nombreuses Alvéolines se trouvent entre les carrièresà poissons, et, tandis que le pépérino, qui contient parfois des Num-mulites, occupe les sommets coniques du mont Bolca, au -dessus descalcaires disloqués, de véritables coquilles tertiaires s’observent àla fois dans les calcaires du mont Bolca lui-même et dans ceux dumont Postale.

L’examen des poissons dont nous avons déjà parlé semble confir-mer les déductions tirées des autres fossiles , plus encore que lesichthyolites de Glatis. On a vu que la plupart des espèces décritespar M. Agassiz étaient propres à cette localité, ou du moins étaientjusqu’à présent inconnues ailleurs ; mais, de même qu’à Claris, il y ades genres et en beaucoup plus grand nombre, qui, n’avant jamaisété signalés dans le terrain secondaire, ont encore des représentantsdans les mers actuelles ( Fistularia , Vomer, Torpédo, Lophius,Diodon, Rhombus, Clupœa et Anguilla ). La présence seule debeaucoup d’es'pèces de Harengs et d’Anguilles vient compléter lasuite des preuves tirées des autres considérations, que les couchesdu mont Bolca, ainsi que toutes les roches nummuliliques des Alpes ,doivent être tout à fait séparées de la craie et considérées commeconstituant la véritable formation tertiaire inférieure.

(P. 226.) Si l’on compare actuellement celte dernière dans leVicenlin et le Véronais avec les roches nummulitiques de la Savoie,delà Suisse et des Alpes de la Bavière , on trouve une ressem-blance telle qu’on pouvait l’attendre de dépôts du même âge, maisde composition différente, situés à une certaine distance les uns desautres, et qui ont été séparés évidemment par des terres émergées.De chaque côté les véritables équivalents de la craie sont surmon-tés de calcaires remplis des mêmes espèces de Nummulites, avec uncertain nombre de coquilles univalves et bivalves identiques, etdont le parallélisme est encore rendu plus manifeste par l’abondancedes échinodermes. Tous ces corps organisés sont complètementdistincts de ceux de la période précédente. Sur les deux versants desAlpes ces dépôts , par leurs fossiles, comme par leur superpositionà des couches évidemment crétacées, sont donc suffisamment prou-vés appartenir à la formation tertiaire inférieure. Que pourraientêtre les dépôts nummulitiques duVicentin ou des Alpes suisses , ditM. Murchison , s’ils ne représentaient pas réellement cette forma-tion ? car si Ton n’est pas convaincu par la similitude des carac-tères organiques seuls, du moins doit-on se rendre à la preuveapportée par l’existence d’une grande série non interrompue et non