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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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VERSANT MERIDIONAL DES ALPES .

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discordante de couches minces, dont il est clairement démontré quele dépôt a commencé après l’accumulation du calcaire renfermant lesvrais fossiles crétacés, pour se continuer pendant un temps fort long.

Le système qui comprend le flysch et les calcaires à Nummulitesdes deux côtés des Alpes est en effet, pour marquer le laps de tempsécoulé, un témoin bien plus frappant qu’aucun des dépôts de laformation tertiaire inférieure du nord de l’Europe .

Ce résultat d’un développement plus complet de cette formation,ou au moins de toute sa partie inférieure dans l’Europe méridionale ,est parfaitement en rapport avec les faits que la géologie a mis enlumière. Ainsi dans le nord on observe généralement un hiatusentre la craie et les premières couches tertiaires, hiatus occasionnésans doute par quelque dérangement considérable dans cet espace.

Sur beaucoup de points la surface de la craie a été dénudée ouravinée par l’action de vagues tumultueuses , ou de masses d’eaupuissantes, et les couches ont été disloquées avant la formation despremiers sédiments tertiaires. Mais il n’en a pas été de même dansles Alpes où les dépôts sous-marins, s’étant continués sans interrup-tion sur beaucoup de points pendant l’une et l’autre période , doi-vent présenter une plus grande série de couches. M. Murchison faitremarquer aussi que l’on a donné à la présence desFucoïdes une im-portance tout à fait exagérée ; car quoiqu’ils marquent généralementen Suisse et en Bavière la partie supérieure de la formation, leurscaractères sont trop incomplets pour qu’ils aient une véritable valeur;de plus, ces formes se retrouvent dans la craie inférieure ou craiegrise, au-dessous de la scaglia rouge. Si l’identité des espèces étaitconstatée avec un degré suffisant de certitude, ce qui nous paraitd’ailleurs souvent bien difficile, on pourrait seulement présumerque ces végétaux, d’un ordre tout à fait inférieur, ont supporté leschangements survenus dans les conditions physiques environ-nantes et résisté aux grandes perturbations qui ont affecté et modifiéle développement de la vie animale.

Quant à ce que le flysch des versants nord et nord-ouest desAlpes n'offre point sur le versant sud ses caractères minéralogiques,on peut penser que les grès verts et jaunâtres, les assises de marneset de calcaires schisteux associés avec la zone de Nummulites re-présentent le flysch du nord ; aussi avons-nous vu récemmentM. Studer nommer celui-ci macigno alpin, à cause de sa ressem-blance avec le macigno supérieur de l’Italie .

Dans sa carte géologique de l’Italie M. de Collegno a marqué Miian.u