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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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VERSANT MERIDIONAL DES ALPES .

s’il existe dans le midi de la France des Fucoïdes dans les couchesà Uippurites, il est certain que ces couches ne sont nullement con-temporaines des grès et calcaires à Fucoïdes, flysch ou macigno detoute la région des Alpes , et qu’elles sont beaucoup plus anciennes,et ensuite parce qu’il y a dans le midi de la France plusieurs ni-veaux deRudistes et que les espèces d’Hippurites pas plus que cellesdes Fucoïdes n’étant indiquées, rien ne prouve que les couches duversant sud des Alpes soient exactement sur l’horizon de celles aux-quelles on les compare. Le calcaire à Nummulites, ajoute l’auteur,ayant été compris dans les dislocations du système des Apennins ,cela seul prouverait que ce calcaire appartient bien à la formationcrétacée. Nous ferons remarquer encore que raisonner ainsi, c’est jvouloir démontrer une chose par la chose elle-même. Est-il établid’une manière directe que le soulèvement des Pyrénées a produitl’hiatus qu’on observe dans le nord entre la craie et le terrain ter-tiaire inférieur? C’est au moins une question qui peut laisser desdoutes et sur laquelle nous reviendrons; mais on peut dire dèsà présent que, s’il en avait été ainsi, on comprendrait difficilementque toutes les analogies zoologiques du système nummulitique, plus jou moins redressé dans les Alpes et les Pyrénées , fussent avec les fjdépôts tertiaires encore en place du nord, tandis qu’il n’existe au- ;cune analogie de cette nature avec les couches crétacées les plus |récentes du sud, sur lesquelles on les voit souvent reposer à strati- jfication parfaitement concordante. ■

L’opinion de M. de Collegno fut adoptée par plusieurs géologues ïitaliens, et lors du congrès de Milan , une course faite à la Brianza , *près de Paderno, y fit reconnaître de haut en bas une brecciolenummulitique, un calcaire rouge en partie terreux , des calcairesgris, compactes, sans fossiles et de nouveaux calcaires rouges, mas-qués en partie par les alluvions des flancs de la vallée. Les couches !courent N.-N.-O. et plongent de 60° h l’E.-N.-E. Toutes furentrapportées à la craie et mises sur l’horizon du macigno de la Tos-cane et de la Ligurie (1). D’après ce qui a été dit ci-dessus, la craie ,proprement dite ne devrait commencer dans cette coupe qu’au cal-caire rouge placé sous la brecciole nummulitique.

r.emont. Nous avons déjà parlé {ante, vol. II, p. 773) des discussions aux-

Cü !'r s quelles avaient donné lieu les calcaires à Nummulites et les sables à ;

Superga

i Moniferrat. r jj jrf e i/ a sesta rlun . degli scienz. Ital., p. 557, in-4. Milan ,1845 .