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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
principal des Alpes orientales, dont la continuation est encoreindiquée au sud devienne par la montagne de Leytha. Cette direc-tion est celle qui a été imprimée à toutes les masses sédimentairesdes Alpes orientales, soit de transition, soit secondaires, soit ter-tiaires, étudiées au nord, jusqu’à la vallée du Danube , ou au sud,jusqu’aux plaines de Venise . Des ellipsoïdes plus petits de rochescristallines se montrent encore dans les Alpes vénitiennes, à Recoaro,et dans la Cima d’Asti, avec la même relation par rapport aux dépôtsde sédiments plus récents qui les enveloppent. Tels sont aussi lesgrands axes des masses cristallines des parties centrales du Tvrol, desAlpes de la Lombardie, le noyau des Alpes suisses et la directiondominante de toutes les roches sédimentaires de ces régions, qui leursont associées.
A l’ouest du méridien de Berne la chaîne se rapproche d’unedirection N., S., et les dépôts sédimentaires très métamorphiséscourent parallèlement aux axes des grossières ellipses du Mont-Blanc et du mont Cervin . En suivant la chaîne du N. -E. au S.-O. on passe,des types les mieux caractérisés des roches de sédiment, à des mon-tagnes formées de calcaires secondaires très modifiés. Que les axesdont on vient de parler soient marqués par des apparitions de granité,de syénite ou d’autres roches éruptives, ou qu’ils soient occupéssimplement par des couches métamorphiques, il est évident quequelque action puissante a été exercée dans leur direction et qu’ellea affecté toutes les roches de sédiment placées sur leurs flancs, et celade manière à diriger parallèlement à ces mêmes axes les plissementsanticlinaux et synclinaux et les profondes fissures longitudinales.
Les Alpes de la Suisse et de la Savoie sont celles de toute lachaîne qui paraissent avoir été le plus agitées, et c’est peut-êtredans cet espace, qui a éprouvé le plus de convulsions, que l’on peutapprendre quelle a été la nature des mouvements et l’ordre danslequel ils se sont succédé. Il est évident que depuis les couchesjurassiques jusqu’au flysch inclusivement, il y a eu une série conti-nue de dépôts sous-marins. De profondes dénudations mettent àdécouvert toute la série sur les flancs des vallées, là où chaqueformation est concordante avec celles qui lui sont contiguës. Toutesces couches, depuis les dépôts tertiaires inférieurs jusqu’aux plusbasses qui soient connues, ont éprouvé des ondulations tantôt ra-pides, tantôt faibles, et parfois assez énergiques pour avoir occa-sionné des renversements complets, phénomènes qui auraient eulieu avant l’entière consolidation des couches soulevées, et qui