138
sur ce pays, en éliminant les opinions hasardées, les assenions sanspreuves, les conclusions prématurées, les mauvaises déterminationsde fossiles, etc., d’arriver, par les lois de l'analogie, qui suppléentquelquefois heureusement à l’observation directe , à découvrir ceséquivalents présumés. Nous chercherons si l’on peut y retrouver,pour base du système, ce même horizon nummulitique qui nous aété si utile jusqu’à présent, et, si nous rencontrons au-dessus desassises occupant la place du flysch, ou des schistes et calcaires à Fu-coïdes recouverts à leur tour par des sédiments tertiaires moyens, ilsemble qu’il en devra résulter une grande probabilité que les équi-valents cherchés existent réellement.
Les plus grandes difficultés paraissent être d’abord de séparer lescouches à Nummulites, que nous supposerons être la continuation decelles que nous venons d’examiner, des assises sous-jacentes, mal ca-ractérisées par leurs fossiles, et ensuite la ressemblance de ces der-nières avec celles qui sont au-dessus des Nummulites, ce qui dansbeaucoup de cas les a fait regarder comme formant un seul tout.
Tondi et Brocchi rapportaient à la grauwacke la pietrn serena desenvirons de Florence , qui est un grès ou macigno gris bleuâtre,composé de grains de quartz et de mica blanc agglutinés par unciment argilo-calcaire. L. Pilla (1), qui n’était pas non plus éloignéd’adopter cette opinion, regarda comme du calcaire de transition lespavés de Florence , lesquels proviennent de bancs subordonnés aumacigno. Quant au grès des Apennins , entre cette ville et Bologne,ses caractères minéralogiques étant un peu différents, il les rangeadans les grès secondaires à lignites ( iron sand et green sand ) de laposition desquels il ne se rendait pas non plus compte.
Dans une excursion faite h l’ouest de Florence , et particulièrementau lieu appelé Mosciano, près deScandici, déjà décrit par M. P. Savi,la section de géologie du congrès des savants italiens (2) a reconnuque le macigno, comprenant la pietra serena, si employée dans lepays, forme les couches visibles les plus basses; que ces bancs sont