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TOSCANE.
appartiennent par conséquent à la craie. Dans les couches arénacécssupérieures on ne rencontre que des Fucoides intricatus , Tar-gioni, etc.
Sur les pentes sud-ouest des Apennins le macigno n’a pas subide modifications importantes lors du soulèvement de la chaîne, maisil n’en est pas de même au voisinage des serpentines, dans la Tos-cane centrale et dans presque toute la Maremme où les calcairesdeviennent semi-cristallins, noirâtres ou bleuâtres, et sont péné-trés de veines blanches spathiqucs. Les schistes sont à l’état d’ar-doise, quelquefois même de schiste talqucux et micacé, et legabbro-rosso n’est qu’une modification du macigno au contact dela serpentine.
Lors de la réunion des savants italiens h Milan , L. Pilla (1) citapour la première fois un fragment de soi-disant llamite qui, suivantla tradition, aurait été trouvé dans le macigno de Florence parMicheli, mais qui a été perdu depuis et dont on ne connaît aujour-d’hui que le moule en plâtre déposé à l’Université de Pise . Le cro-quis que Pilla (2) a donné de ce moule, et que le dessinateur aensuite amélioré, représente un corps indéterminable. De plus, uneAmmonite a été recueillie par M. Pentland dans ce même macigno,et M. L. Pareto en a rencontré une autre dans ce qu’il nomme aussile macigno de la Ligurie . Aucune étude de ces corps ne paraît avoirété faite; ils n’ont point été déterminés spécifiquement, et cepen-dant ils constituent à eux trois à peu près tous les arguments zoolo-giques sur lesquels on s’est appuyé pour rapporter à la formationcrétacée le macigno des Apennins .
On a vu ce qu’étaient les prétendues Bélemniles trouvées enSuisse avec des Nummulites; nous ne savons s’il en sera de mêmede ces moules de coquilles céphalopodes ; mais à ce sujet M. Cha-mousset (3) a fait remarquer, avec raison, que l’Ammonite ren-contrée par M. Pareto pouvait provenir originairement de couchesplus anciennes, ce à quoi ce dernier géologue a répondu que celan’était pas possible, parce que les fossiles étaient très rares dans lemacigno, et qu’on ne devait pas s’étonner d’y rencontrer des Ammo-nites, puisque ce macigno appartenait à la craie. Celle double asser-tion serait peu propre h appuyer l’opinion de son auteur; car, d’une