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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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TOSCANE . l/ll

part, l’extrême rareté des fossiles et surtout des Ammonites, dont onne cite (pic deux échantillons dans des couches depuis si longtempsexplorées et exploitées, rend très probable leur non-contempora-néité avec ces couches; et, de l’autre, M. Pareto essaie de prouverune chose par la chose elle-même, raisonnement vicieux que nousavons déjà vu employé pour fixer l’âge des calcaires à Nummulites.Nous ferons observer d’ailleurs que l’Ammonite des environs de Flo-rence a été extraite d'une couche placée sous un banc de Nummu-lites avec coquilles tertiaires (p. 6A3). Or comme ici la concordancedes couches ne prouve rien de plus que dans les Alpes , et que levéritable macigno est au-dessus des Nummulites, les données zoolo-giques pour placer ce dernier dans la craie restent sans valeur, etnous verrons plus loin qu’il en est de même de quelques autresfossiles dont on s’est aussi prévalu pour appuyer ce rapprochement.Nous insistons sur ces faits de détail, à cause de l’importance exa-gérée qu’on leur a attribuée et dont on a tiré des conséquencesforcées. On ne peut rien déduire, suivant nous, de deux ou troiséchantillons qui ne sont point déterminés spécifiquement, et dont legisement primitif n’a pas même été très rigoureusement constaté.

Ayant donné une idée des caractères du macigno des environs deFlorence , nous reprendrons l’examen du système auquel il appartient,dans la partie du nord ou apennine de la Toscane , en marchant duS.-E. au N.-O., d’Arezzo à la Spezzia , et nous étudierons ensuitela partie sud et littorale ou des Maremmes , qui est séparée de laprécédente par la grande bande de terrain tertiaire supérieures’étendant de Livourne à Orvieto et au delà.

Dans son Mémoire sur la vraie position géologique du terrainde macigno en Italie et dans le nord de l’Europe (1), L. Pillacommence par poser en principe l’identité du dépôt appelé macignonon seulement dans toute l’Italie, mais encore dans la Sicile , surles deux versants des Alpes, dans les Pyrénées, la Grèce, la Tur-quie , etc., c’est-à-dire qu’il regarde comme démontré ce qui ne pou-

(I) Mc/n. de la Suc. gèol. de France , 2 e sér., vol. II , p. 149 ,1846, I pl. — Conipt. rend., vol. XX, p. 97 et 921, 1845. —Bolctino nfic. de minas, n° 19, fév. 1 845. — Saggio compara-tii'o, etc. Essai comparatif des terrains qui composent le sol de l’Ita-lie, in-8. Pise , 1 845. — Atti delta .testa riun., etc., p. 547 et567, in-4. Milan , 1844-45. — Lcttcra al sig. Murchison (Estratadel Cimenta, jase. sett. et ott., 1847).

».

MrtCÎgno

de

l’Apennin