143
hippuritiquc{\), elle existerait, suivant ,W. Parelo (2), près d’Alessioet d’Albenga, où le inacigno se voit recouvrant d’une part ces mêmescouches à Nummulites et de l’autre le calcaire jurassique. En Italie le inacigno se montrerait constamment indépendant du calcairehippurito-nummulitique.
(P. 151.) En comparant le terrain crétacé de l’Italie avec celuide la France cl de l’Angleterre, Pilla dit que, contrairement à cer-tains géologues qui mettent le inacigno les uns au-dessous de lacraie blanche, les autres au même niveau, il croit qu’il est supérieurà celte même craie blanche et qu’il doit en être séparé. Mais, quoi-que le fait soit vrai, les motifs sur lesquels il s’appuie sont inadmissi-bles et reposent sur des erreurs manifestes. Ainsi, la craie de Tercis,dit-il, lorsqu’on se dirige vers Bayonne , se remplitde Nummulitcs;or il n’v a aucun rapport entre les couches crétacées de Tercis et lescouches à Nummulites des environs de Bayonne ; elles diffèrent lesunes des autres par leurs caractères minéralogiques et zoologiquesaussi bien que par leur stratification. Les Nummulites de Peyrho-rade, continue-t-il, sont semblables à celles d’un calcaire blanc dumont Gargano , où il y a des Hippurites; mais les Nummulites de lapremière de ces localités n’appartiennent pas aux couches crétacéesde ce pays et celles de la seconde ne sont point associées aux Hip-purites, quoique ces deux genres de fossiles s’y trouvent dans desroches assez semblables cl très voisines. Ainsi, bien que le inacignosoit réellement plus récent que la craie, et même que les couches àNummulites, cette première preuve n’en est pas moins fausse.
La seconde, tirée de l’âge de la craie de Maëstricht , est fondée; latroisième, déduite de la présence des Acléoneiles et surtout de l'Ac-teonella gigantca, d’Orb., dans le calcaire nummulitico-hippu-rilique, est aussi exacte, quoique d’une faible valeur; mais la qua-trième, empruntée à quelques expressions de M. Leymerie, estévidemment forcée, car ce dernier n’a jamais pensé à réunir lescouches nummulitiques des Corbières aux couches à Hippurites dumême pays, pour en former un seul système. Nous ferons remar-quer encore que la conclusion est exacte, lorsque Pilla dit que leinacigno est supérieur au calcaire à Nummulites épicrélacé dans
(1) On remarquera que, malgré cette dénomination précise, l'au-| teur ne cite aucune espèce d’Hippurites ni de Nummulites.
! (2) Jetés du congrès de Tarin , p. 109. — Id. du congrès de
! Lacques, p. 241.