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la Ligurie , mais qu’elle est établie sur un rapport faux, c’est à-diresur la réunion des couches à Nummulites avec d’autres de l’âge de lacraie tufau ou plus anciennes. Cette observation s’applique égalementà la superposition des calcaires à Fucoïdes, aux Nummulites, près dulac de Lauzanier.
Ce que nous venons de dire suffit pour montrer la manière donta procédé Pilla dans ses rapprochements géologiques, et nous nele suivrons pas dans l’énumération des preuves qu’il donne que soncalcaire nummulitico-hippuritique de l’Italie représente toute lacraie du nord-ouest de l’Europe: les lecteurs au courant de cette par-tie de la science y reconnaîtront facilement un mélange de faits vraisdont les conséquences ne le sont pas, de faits douteux regardéscomme démontrés, de fossiles d’une classe rapportés à une autre, etc.
Plus loin (p. 156) l’auteur s’attache à prouver l’indépendancedu macigno par rapport à la craie; mais ses motifs perdent beaucoupde leur importance, si l’on sépare les couches à Nummulites surlesquelles il repose des couches à Hippurites, et si l’on repousse,comme nous sommes porté à le faire, l’assimilation de ces mêmescouches à Nummulites avec la craie blanche du nord-ouest de l’Eu-rope. De ce que les espèces de Nummulites du macigno ne sont pasles mêmes que celles du calcaire inférieur, et Pilla ne désigne spé-cifiquement ni les unes ni les autres, et de ce que les calcaires àNummulites n’existent point partout où se trouve le macigno, il nes’ensuit nullement qu’ils appartiennent à des formations distinctes.C’est ainsi qu’on a vu dans le bassin de la Seine les Nummulina va-riolariajœvigata clplanulata, caractériser chacune un horizon par-ticulier, les sables moyens, le calcaire grossier inférieur et les sablesdu Soissonnais qui n’existent point partout simultanément et quel’on n’a cependant jamais songé à regarder comme des formationsdifférentes. Au reste, c’est par un motif absolument semblable quePilla lui-même (p. 171) établit deux divisions dans son terrain hétru-rien, qu’il partage en supérieur et en inférieur.
Les preuves invoquées pour faire du macigno un terrain particuliersous le noin de terrain hétrurien ne nous paraissent donc pas plusfondées que celles par lesquelles les calcaires à Nummulites sont asso-ciés avec les couches à Hippurites, et lorsque dans le tableau (p. 162)l’auteur met ces calcaires à Nummulites au niveau du grès vert su-
(I) Nouvelles observations sur le terrain hétrurien, Ibicl.,]). 103.