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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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TOSCANE .

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» et des Alpes est complètement éclairée. Les terrains de Riarilz,» des Gorbières, de Gassino, de Gomabbio, du Vicenlin sont les» étages supérieurs du terrain hélrurien. »

Pour le Vicenlin en particulier, laissant de côté la prétendueGryphœa columba, coquille que nom nous sommes assuré n’êtrepoint celle delà craie, l’auteur cite les poissons du mont Bolca et lesplantes de la même localité , placés par M. Agassiz et M. Gœppertdans une faune intermédiaire entre la craie et le terrain tertiaire;mais, comme il oublie de parler des mollusques qui apportent unepreuve en sens inverse, beaucoup plus solide, et cela par des motifsbiologiques assez connus, l’accord qu’il suppose, à son point de vue,entre la géologie et la paléontologiehétrurienne n’existe pas; et nousallons voir en outre, que la règle géologique qu’il croyait avoirdécouverte dans cet endroit reculé de la vallée du l ibre n’csl aucontraire qu’une exception. Pilla convient en effet ( p. 173, no/a)que M. Studer met les couches à Nummulitcs et fossiles tertiairesdes Diablerets au-dessous du macigno à Eucoïdes, et que M. A. Sis-monda en jugea de même au col du Lauzanier ; or on a vu quec’était là en effet la relation normale sur toutes les pentes des Alpes .Ainsi c’est contre un ordre de superposition constant cl continu,dans un développement de plus de 300 lieues de long , de Nice àVienne en Autriche , et sur une grande partie des versants est etsud de la chaîne que l’auteur du terrain hélrurien apporte le faitisolé des environs d’Arezzo dont il veut faire la règle !

« Il semble donc qu’en Italie , ajoute-t-il (p. 177), il n’v a pas» de terrain tertiaire éocène, et, à ce que je puis jugêr, il n’y en aura» pas non plus dans toute la zone méridionale de l’Europe à la-» quelle mes recherches peuvent s’étendre. -> D’après celte manièrede voir il n’y aurait plus de terrain tertiaire inférieur dans l’anciencontinent que les petits bassins du nord-ouest de l’Europe, et l’on nevoit pas alors pourquoi on réserverait dans la chronologie desterrains une place aussi importante à des résultats si bornés et quine seraient plus en réalité que des accidents locaux.

Dans une édition italienne de son mémoire, publiée la mêmeannée avec quelques additions, L. Pilla (1) consacra une note fortétendue (p. 63) à prouver l’existence du terrain hélrurien supérieurbien caractérisé et celle d’un mélange d’espèces propres à la craie

(1 ) Distinzione rfel terreno etrurio tra piani secondai t dcl Mez-zogiorno di Iiuropa. Pise , 1846, avec deux planches de fossiles.