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TOSCANE.
a pu cil juger, il resterait à savoir h quel grès vert l’auteur fait allu-sion. Est-ce au supérieur placé entre la craie tufau et le gault? Est-ce à l’fn/ëwwr qui représente le groupe néocomien ? Ou ne serait-cepas au gault, qui clans le sud de la France et dans les Alpes estsouvent désigné sous le nom de grès vert? « Enfin, dit-il en termi-nant, la formation crétacée, caractérisée par la présence des Fu-coïdes et des Nuinnniliies, correspond au système du mont Viso. »C’est sans doute au système de couches redressées par le soulève-ment du mont Viso que M. Coquand a voulu faire allusion ; maisc’est là une opinion qui lui est particulière, la plupart des géologuesqui rapportent ces mêmes couches à la craie les regardant commesoulevées par le système pyrénéo-apennin. Nous parlerons plusloin des filons de Pereta, qui traversent le macigno dans la provincede Grossetano et dont M. Coquand a aussi donné une fort bonnedescription (1) ; nous traiterons également, dans le chapitre IV de laseconde partie du présent volume, des modifications qu’a subies lemacigno par l’introduction des roches ignées et des produits mé-tallifères.
M. L. I’arelo (2) a dû hésiter à rapporter au verrucano ou bienau macigno les schistes talqucux ou luisants de la partie méridio-nale de l'ile de, Gorgona , ainsi que les schistes plus cristallins encorede sa partie nord, dont la direction est différente. La profonde alté-ration que ces couches ont éprouvée et l’absence complète decorps organisés rend impossible toute détermination exacte de leurâge, et il en est à peu près de même dans l’île d’Elbe , comme nousle dirons en décrivant ci-après les phénomènes ignés qui ont sisouvent attiré l’attention des voyageurs et des naturalistes,observations Si les géologues italiens ont éprouvé tant de difficultés à débrouil-la. Mtfrchison. 1er la succession des roches qui constituent l’Apennin et ses con-tre-forts, et surtout à en déterminer les vrais rapports chronolo-giques, on doit croire que ces difficultés sont très réelles lorsqu’unsavant comme M. Murchison, dont le coup d’œil est si sûr et si justeet qui possédait parfaitement tous les éléments de la question, estresté lui-même dans une profonde incertitude à l’égard de cesrapports. Quoique moins compliqués que les Alpes , clit-il (3), et ne
(il Bull., 2 e sér., vol. VI, p. 91. 1848.
(2) Siilla cnsdtuzione geo gnns tic a, etc. Sur la constitution géo-gnostique de la Caprajaetde la Gorgona ( Atti délia terza riiui., etc.,p 119, in-4; Florence, 1841 , 3 pl. do cartes et coupes).
(3) Quart. Journ. gcol. Soc. oj London , vol. V, p. 263 , 1849.