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contenant aucune trace des formations anciennes qui ont été con-statées sur plusieurs points de celte dernière chaîne, les Apennins offrent beaucoup de questions encore enveloppées d’une certaineobscurité. M. Parelo pense que le vemtcano ou le dépôt le plusancien de la Péninsule peut représenter le trias, mais aucune donnéepaléontologiquc n’est encore venue confirmer cette supposition. Apart les roches ignées, M. Murchison admet que les principalesmasses minérales de l’Italie sont de bas en haut : 1° des calcaires etdes schistes ; 2° des grès durs et des calcaires impurs souvent com-pactes ; 3° des marnes, des sables et des conglomérats. La plus infé-rieure de ces trois divisions comprendrait à la fois , dans certainspays, les formations jurassique et crétacée ; la seconde , les rochescrétacées supérieures et les roches tertiaires inférieures des Alpes ;et la troisième, les dépôts tertiaires moyens et supérieurs et lessédiments quaternaires. 11 repousse d’ailleurs positivement la réu-nion qu’a faite M. de Collegno, dans son Esquisse d'une carte géo-logique de l'Italie , des calcaires à Nummulites et du inacigno avecla craie.
(P. 276.) Si l’on ne tient pas compte d’un grès à grain fin qui,dans les Alpes, les Apennins et les Alpes apuennes, ressemble beau-coup au macigtlo, mais dont les rapports soit avec la craie, soitavec le terrain tertiaire inférieur, sont encore très incertains, il pa-raît constant que, partout où il n’y a pas eu de renversement, leinacigno est associé aux roches nummulitiques ou leur est super-posé. Quoique autour de Florence la base de la série crétacée man-que de certitude, on peut s’assurer que tout l’ensemble du grès ina-cigno et de l’albérèsede la Toscane repose sur le calcaire secondaireprincipalement jurassique, dans les collines du Pisan h l’ouest, aumont détona et à Campiglia au sud, puis dans l’Apennin cen-tral de Monte-Verame à Cilla di Casleilo à l'est. I.c nom d’al-bérèse est d’ailleurs si indifféremment appliqué à tous les calcairesde teinte claire, purs ou impurs, plongeant sous le macigno ou al-ternant avec lui et renfermant ou non dcsFucoïdes, qu’il serait ha-sardé de s’en servir pour essayer de tracer la limite des terrainssecondaire et tertiaire. Néanmoins SI. Murchison signale une res-semblance frappante entre le macigno supérieur des Apennins et leflysch de la Suisse , et une grande analogie avec ce que l’on observesur certains points des Alpes , où il n’existe pas non plus de limitetranchée ou d’interruption entre les couches les plus basses quirenferment des Nummulites et les bancs placés au-dessus et au-