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tantôt ces coquilles sont réunies; mais nous dirons tout de suite,pour que le lecteur ne donne à celte expression que sa valeur réelle,que M. Yiquésnel (1) a rejeté depuis ces prétendus mélanges, etattribué l’erreur à la présence des Orbitolites qui accompagnent lesrudistes, et qui avaient été prises pour des foraminifères. De soncôté, M. Boue (2) parait être revenu lui-même sur ses dénomina-tions antérieures, n’admettant l’association des Hippurites et desNunnnulites, si toutefois elle existe, que comme un fait accidentelsans importance.
En décrivant la formation crétacée de la Turquie orientale ou duBalkan , ce géologue la divise en deux parties, l’une inférieure, quiprésente une masse puissante de calcaire à rudistes et à Nummu-lites dans la chaîne valaquc transylvaine, mais plus faible dans leBalkan où dominent, comme dans les Carpathes , les roches aréna-cées, et l’autre, supérieure, ou craie verte et blanche, caractériséepar les fossiles propres à la craie dans l’ouest de l’Europe . 11 y adonc tout lieu de croire que les corps signalés avec les rudistesdans la partie inférieure ne sont autres que des Orbitolites. Nousverrons cependant tout à l’heure que la chaîne côtière de la merNoire , sur le prolongement du Balkan , est en grande partie for-mée de roches nummulitiques les mieux caractérisées.
Dans la Turquie occidentale et centrale, c’est-à-dire dans la Ser-vie, la ftlœsie supérieure, la Bosnie, l’Albanie , la Thessalie et leMonténégro, M. Doué décrit ensemble les couches à Hippurites età Nummulites, mais il mentionne particulièrement (p. 278) le sys-tème nummulitique des bords de VAdriatique, qui est plus simple,dit-il, que celui des couches à rudistes. Les assises en sont incli-nées et même fortement redressées; les calcaires compactes ou ar-gileux, blancs ou gris, quelquefois noirs. Sur les bords de la mer,et dans les îles Ioniennes, ils prennent l’aspect de la scaglia avecdes silex gris et rouges, en plaques et en rognons ; quelques litscharbonneux y sont subordonnés çà et là, ainsi que des amas depoix minérale à Salenitza, Karbonara, etc. Le bitume sort de terrede tous côtés; on atteint la poix à 3 m ,25 au-dessous de la surfacedu sol, et ou lui a reconnu jusqu’à 30 mètres d’épaisseur. Le minéralcompacte devient visqueux lorsqu’il est chauffé , et des jets de gazcarburé s’en échappent çà et là. Ces gisements rappellent ceux de
(1) Bull., 2 ç sér., vol. VII, séance du 6 mai 1850.
(2) B cri dite über die Mitthcilnng., etc., vol. III, p. 446, 1847.