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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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CRIMÉE .

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Huître et les fossiles déjà mentionnés; plus, le Spondylus dupli-catus et une Térébratule qu’il ne doute pas être la T. carnea , dé-termination que les échantillons que nous avons vus rend fortincertaine. Quant au Belemnites mucronatus , à en juger aussid’après les échantillons qu’a rapportés M. Rousseau, ce sont desfragments très roulés, dont rien ne prouve que les animaux aientvécu lors du dépôt qui les enveloppe aujourd’hui. C’est d’ailleursle seul fait de ce genre qui ait été observé jusqu’à présent danstoute l’étendue de la zone nummulitique.

A une lieue de Karassoubazar (1), une muraille régulière decraie, élevée de 125 à 150 mètres, est recouverte, à stratificationparfaitement concordante, par une assise de calcaire compacte àNummulites, de 10 à 12 mètres d’épaisseur. Des cryptes assez éten-dues ont été creusées dans la partie supérieure de la craie, et lecalcaire à Nummulites plus solide en forme le toit.

Dans celte assise supérieure ou véritable calcaire nummulitique,l’auteur cite, outre les fossiles dont nous avons déjà parlé, le Conocly-pus Duboisii, VAmblipygus lotus, une Trigonie, une Isocarde , puisSpondylus asperulus , Terebratula vitrea , Cerithium gigantcum ,Trochus giganteus, JSatica crassatina, Fusus ficulncus , Murex , Mi-tra terebellum , Voluta muricina , V. luctator et Oliva. La Terebra-tula vitrea, qui est une espèce vivante, nous paraît plus que douteusedans ce gisement; le Cerithium gigantjeum pourrait être aussi unecoquille différente de celle du calcaire grossier et se rapporter aucontraire à l’une des deux grandes espèces de l’Asie Mineure, et,quoiqu’il n’y ait aucune raison positive pour nier l’existence d’uneTrigonie dans ce dépôt, c’est un fait unique jusqu’à présent et quidemanderait à être vérifié avec soin. Au reste, on peut remarquerqu’il y a un accord général satisfaisant dans les observations quel’on doit aux trois géologues qui ont étudié la Crimée , presque dansle même temps, mais indépendamment les uns des autres.

L’examen des masses basaltiques et amygdaloïdesdti cap Parthé -nique a fait penser à Dubois que, vers la fin des dépôts nummuli-tiques, une éruption détruisit une partie de la formation crétacée encet endroit et occasionna la disposition particulière que l’on y voitencore aujourd’hui. Pallas avait supposé, ou que le noyau principalde la chaîne de montagnes de la Tauride s’était affaissé et abîmésous la mer, ou bien que toute la masse avait été soulevée au-dessus

(1) Voyage autour du Caucase, etc., vol. V, p. 368,