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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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RESUME

RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE.

Le lecteur impartial qui a suivi avec quelque attention la descrip-tion, bien longue sans doute, mais indispensable, de tous les faitsobservés directement et qui se rapportent à la formation nummuli-tique, a dû être frappé de la simplicité, de la constance et en quel-que sorte de P individualité de ses caractères dans toute son éten-due. Sa base, sur 98° de longitude, est toujours marquée parun genre de coquilles répandues partout à profusion, qui apparaîtpour la première fois et cesse presque aussitôt après, dont la plu-part des espèces persistent sur de vastes surfaces et quelques unesmême d’un bout à l’autre de la zone. Il y a bien peu de terrains oude formations qui présentent un signe aussi certain de l’uniformitédes circonstances extérieures à un moment donné, et jamais le mothorizon n’a été plus heureusement employé que pour Yère desNummulites, que pour ce court espace de temps qui vit naître, sedévelopper et presque disparaître tout à fait ce genre encore siénigmatique (1), associé à un grand nombre d’autres corps organisésqui ont leurs identiques dans les dépôts tertiaires et sans mélanged’aucun des types secondaires.

La partie supérieure de ce même ensemble de couches est aucontraire presque constamment dépourvue de corps organisés ani-maux, et nous la suivons, représentée par des grès, des conglomé-rats, des calcaires impurs, des argiles et des marnes avec gypse, àtravers l’Europe et l’Asie pour la retrouver encore dans le nord del’Afrique . S’il était permis de comparer les grands faits aux petits, nepourrait-on pas voir dans cette immense étendue de sédiments dé-pourvus de fossiles animaux marins l’équivalent, dans le temps, dugroupe du calcaire lacustre moyen du bassin de la Seine ? Ne pourrait-

(1) Avant l’èredes Nummulites, nous ne connaissons qu’un corpsqui ait quelque analogie avec ces coquilles, c’est celui qu’a décrit etfiguré M. Rouillier et qui provenait du calcaire carbonifère des en-virons de Moscou ; sa dissymétrie très prononcée l’éloigne d'ailleursdes vraies Nummulites. Après cette même période on voit trois petitesespèces signalées par M.Michelotti dans les couches tertiaires moyennesde Superga ; ces espèces rares ont des caractères assez douteux ;puis la JYtimmulina lenticula, Defr., fréquente dans la formationtertiaire supérieure des environs de Lise, de Sienne , etc., et 1 'Am~phi stigma des calcaires de Neusdorf près de Vienne. L’assertion deNummulites vivantes, qui a été contestée, reste encore à justifier.