Flore
finmmuliliquc.
216 RÉSUMÉ
icnics. D’ailleurs 31. Elie de Beaumont ayant repris récemment cevaste sujet, et y ayant appliqué, avec cette profondeur de vue qui lecaractérise, tout ce que la science a acquisdepuis ses premières pu-blications, nous ne pourrions, sans nous égarer, chercher à apprécierce grand travail qui n’est encore qu’en partie publié au moment oùnous écrivons. Par les mêmes motifs, nous rechercherons plus lardjusqu’à quel point l’état actuel des connaissances météorologiquespermet dépenser, avec M. fioué, que les courbes isothermes sontencore à très peu près ce qu’elles étaient pendant l’èredes Niimmu-lites et môme auparavant.
Nous nous sommes donc borné, dans ce qui précède, à rapporteret à coordonner les faits particuliers, relatifs à des espaces plus oumoins considérables, et à discuter les opinions qu’ils avaient sug-gérées. Ces dernières ont envisagé la formation munmulilique,quant à la place qu’elle doit occuper dans la série géologique, souscinq points de vue différents, qui sont, en allant du moins probableà celui qui nous semble réunir le plus de preuves en sa faveur :1“ qu’elle constitue un terrain particulier, indépendant, placé à,la partie supérieure du terrain secondaire proprement dit ;2" qu’elle représente la partie supérieure de la formation crétacée etquelquefois même la partie inférieure; 3° qu’elle est un passage duterrain secondaire au terrain tertiaire ; h° qu’elle est l’équivalentd’une portion (la plus ancienne) de la formation tertiaire infé-rieure ; 5° qu’elle est synchronique de la totalité de cette dernière,telle qu’elle existe dans les bassins du nord-ouest de l’Europe.
Nous avons assez souvent parlé des caractères stratigraphiques etminéralogiques pour n’y plus revenir; aussi terminerons-nous parles considérations paléontologiques qui ressortent du Tableau généralci-après et qui n’en sont, b proprement parler, que le résumé expliquéet commenté. Mais, auparavant, et pour donner une idée aussi com-plète que possible de l’organisme de cette période, nous reprodui-rons les considérations pleines d’intérêt que vient de publierM. Ad. Brongniart sur la flore de ce qu’il appelle l 'Epoque fucoï-dienne et qui ne comprend que la seconde division ou division su-périeure de la formation nummulitique; ainsi l’ère des Fucoïdesa suivi l’èredes Nummulites.
« Celte époque, dit le savant professeur (1), qui me semble former» la limite la plus naturelle entre la période crétacée et la période ter-
(I) Dictionnaire unie , rseld’hist. naliir., vol. XI11, p. ICI. t 8 i9.