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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ITALIE CENTRALE .

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logie do ce pays un tableau du plus grand intérêt, et nous essaieronsd’esquisser quelques unes des parties les plus importantes de sontravail, tout en regrettant qu’il n’ait pas relie ses observations hcelles de ses prédécesseurs, ou discuté celles de leurs opinions quine s’accordaient point avec les siennes ; car celte omission laissetoujours quelque incertitude dans l’esprit du lecteur.

La contrée montagneuse qui s’étend entre les Apennins et laMéditerranée, ou chaîne métallifère de la Toscane , doit son reliefà deux systèmes de soulèvement très distincts : le plus saillant, in-diqué par l’alignement des massifs où les serpentines sont bien dé-veloppées , est composé de trois lignes parallèles à la crête culmi-nante des Apennins ; le second , marqué principalement par deszones métallifères et par des roches amphiboliques, affecte des di-rections rapprochées du méridien.

« Chacun des groupes montagneux qui composent la chaîne métal-» lifère.ditM. Durât (p. 160), peut donc présenter les divers terrains» stratifiés, soulevés par des roches ignées, serpenlineusesou feldspa-» thiques, et altérés par les phénomènes de métamorphisme particu-» liers aux uns et aux autres. Chaque point central, étant le résultat» d’un centre d’action, présente une histoire géogénique particulière;» et sous ce rapport on ne peut mieux comparer cet ensemble qu’à» certaines chaînes volcaniques, composées de centres distincts,» réunis en bande ou zone montagneuse , parce qu’ils se sont fait» jour suivant des fractures parallèles , beaucoup d’entre eux étant» d’ailleurs composés de laves de plusieurs époques, et chacun con-» slituant un fait éruptif particulier. Cette comparaison peut être» poussée encore plus loin , en ce que , suivant toute probabilité ,

>/ toutes les émissions serpentineuses ne sont pas exactement con-« temporaines, non plus que toutes les émissions feldspalhiques qui« ont suivi. Ce sont de véritables éruptions qui n’ont pas été simul-» tanées, mais qui constituent deux séries de périodes ignées, pen-» dant lesquelles les roches éruptives ont même pu varier et annon-» cer, par des passages minéralogiques, les caractères de celles qui» devaient suivre. »

Dans un examen rapide des couches sédimenlaires, altérées ounon, depuis le verrucano jusqu’aux derniers dépôts tertiaires, et

p. 153; in-8 Paris , 1845.— Coiiijit. rend., vol. XVI, p. 1076.1843. — Ibid., vol. XVII, p. 1279. — Rapport de M. Dnjré/ioy,ibid., vol. XX, p. 1327. 1845.