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qu’ont traversées et dérangées les roches ignées pour arriver aujour, l’auteur admet, comme la plupart de ses prédécesseurs, quele maciguo, les grès à Fucoïdes et l’albérèse appartiennent à la for-mation crétacée {antè,\>. 160), que le terrain tertiaire inférieurmanque {ante, p. 146), et que les couches constituant les conglomé-rats ophiolitiques ou serpentineux représentent la formation ter-tiaire moyenne (antè, vol. II, p. 786). Il examine ensuite le rôlequ’ont joué les roches ignées magnésiennes ou feldspathiques dansles principaux groupes de montagnes qui constituent la chaîne mé-tallifère, et les diverses circonstances de leurs éruptions. Puis,comprenant dans ses aperçus généraux la région sous-marine del’archipel toscan , dont nous parlerons tout à l’heure, et où lesroches feldspathiques se sont plus particulièrement développées, ilfait voir (p. 191) « que les serpentines et les roches feldspathiques» de la Toscane constituent deux séries ou périodes d’éruption qui» durent .être fort longues, et qui sont réunies entre elles par l’exis-» tence de roches mixtes, telles que les porphyres verts, les séla-» gites, les amphiboles et les yénites, roches qui appartiennent à» une époque intermédiaire. Ges roches mixtes établissent ainsi la» continuité des éruptions ; elles se trouvent tantôt avec les serpen-» fines, tantôt avec les roches feldspathiques. »
On a déjà dit que les serpentines avaient fait irruption après ledépôt de l’albérèse et avant les conglomérats serpentineux de laformation tertiaire moyenne ; les roches feldspathiques sont plusrécentes, puisqu’à Monle-Massi ces mêmes conglomérats, avec lescalcaires et les schistes charbonneux, sont soulevés par les rochesque M. Durât nomme porphyres quartzifères. Dans le Yolterraiset autour des masses porphyriques de Sasso-Forte et de Rocca-Slrada, les marnes sub-apennines avec gypse sont bouleversées etportées à des hauteurs considérables. Les marnes des environs deSanta-Fiora sont dans le même rapport relativement aux porphyres(traebytes) du mont Amiata; et, comme nous verrons dans l’îled’Elbe des granités traverser les serpentines, il existe donc, dit l’au-teur, des granités et des porphyres quartzifères (trachytes ) presquecontemporains des roches volcaniques de la France centrale.
C’est à ce peu d’ancienneté des roches pyrogènes de la Toscane ,continue-t-il, que l’on doit la facilité de reconnaître , pour chaquegroupe montagneux, l’histoire de tous les phénomènes de sa géné-ration, de même que dans une chaîne volcanique on peut, en quel-que sorte, lire dans les détails de sa forme et de ses éléments