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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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ITALIE CKNTUALK.

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constituants tous les secrets de la formation de chacun des cônes quila composent. Enfin, après la sortie des roches feldspathiques, desphénomènes ignés pseudo-volcaniques marquent encore en Toscane le continuité réelle de l’action souterraine, et établissent une sortede liaison entre ces roches et les phénomènes volcaniques actuelsde l’Italie , phénomènes dont nous avons parlé (antè, vol. I, p. ÔÛ6et 500) et sur lesquels M. Burat présente ici de nouveaux détails.

Les gîtes métallifères, qui forment l’objet principal de ses recher-ches, se trouvent daiis la chaîne occidentale de l’Italie , depuis lesmontagnes du duché de Modène jusqu’au mont Argentaro , à l’ex-trémité sud de la Toscane . C’est surtout dans la chaîne des Ma-remmes, entre Livourne et Piombino , qu’ils abondent le plus. Laplupart d’entre eux ont été exploités par les anciens, et ont fourni,suivant toute probabilité, cette immense quantité de bronze qu’ontemployée les Romains. Les exploitations anciennes avaient été prin-cipalement dirigées sur les amas et les filons en stockwerke de l’îled’Elbe et du Gampigliese. Les restes de ces établisscment^souler-rains sont prodigieux par leur étendue, et des vallées entières rem-plies de scories attestent une extraction continuée pendant dessiècles. Au moyen âge, seconde période de travail dont les tracesne sont pas moins remarquables, mais présentent des caractèrestout à fait distincts, on a suivi surtout les couches ploinbifères etargentifères du Massetano, et de nos jours les efforts se concentrentsur les gîtes de contact des roches serpentineuses, gîtes presqueintacts, et dont les ressources sont plus eu harmonie avec les exi-gences actuelles.

Ces gîtes de la Toscane sont en relation constante avec les rochesserpentineuses et amphiboliques dont nous avons parlé. Les mine-rais sont mélangés à ces produits éruptifs, et les lignes de fractureet de soulèvement, suivies par les roches serpentineuses et amphi-boliques, ont été suivies aussi par les épanchements métallifères,d’où résultent des lois de groupement remarquables pour les mine-rais de cuivre, plomb, argent et mercure.

M. Burat rapporte ces gîtes de minerais à trois types principaux :le premier, celui des dykes véritables et des amas éruptifs à gangued’amphibole et d’yénile, comprend les amas de fer oxydulé et defer oügisle de l’île d’Elbe, puis les dykes ou filons en stockwerke,ploinbifères et cuprifères du Gampigliese; le second, celui desfilons irréguliers de contact, placés entre les roches serpentineuseset les couches secondaires et pénétrant dans la serpentine elle-