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ITALIE CENTRALE.
même, renferme les filons de Monle-Catini, de Monte-Vaso, et deRocca-Tederighi; le troisième est celui des couches quartzeuzessituées à la base du macigno ou de l’albérèse et pénétrées d’élé-ments métallifères. Chacun de ces types de gisement est assujetti àdes lois constantes d’allure , de composition , et de relations géo-gnostiques.
(I*. 208.) « Le mode de gisement le plus ordinaire, le seul qui» puisse être considéré comme général, consiste en amas ou filons» irréguliers, placés au contact des serpentines avec les roches» qu’elles ont soulevées, et quelquefois dans la serpentine. Les mi-» nerais si intimement liés aux serpentines sont des cuivres pvri-» leux, panachés, quelquefois des cuivres natifs, oxydés, et des» cuivres gris ; ils se trouvent en veinules ou en nodules disséminés» dans les argiles magnésiennes, et plus souvent dans des magmas» composés de fragments anguleux de roches qui forment les épontes» de cetjaines veines de contact. » Ces roches argileusesou bréchi-fornies constituent en effet des filons ondulés, fort irréguliers dansleur allure et leur puissance, situés principalement entre les masseséruptives et les gabbros altérés. Les localités les plus célèbres parles exploitations anciennes et nouvelles sont Monte-Catini, Monte-Vaso, Monte-Castelli, dans le Volterrais, Rocca-Tederighi et Parri,dans le Massetano, et, vers le nord de la chaîne, Monlenero, l’Im-pruneta, etc. De tous ces gîtes liés aux serpentines, celui de Monle-Catini, à l’ouest de Volterra , et qui domine la vallée de la Cecina,est le plus remarquable et le mieux connu.
Malgré certaines variations locales, le gisement de ces mineraisest partout comparable, et les minerais peuvent être considérés(p. 239), soit comme immédiatement contenus dans les serpentineset apportés par elles, soit comme concentrés dans certaines fissuresde contact, qui furent remplies par les débris du toit et du mur,par des émanations cuprifères et par des silicates magnésiens d’ori-gine éruptive. Ainsi les émanations cuprifères qui ont suivi leséruptions serpenlineuses ont subordonné h celles-ci toutes les cir-constances qui accompagnent les gîtes auxquels elles ont donné lieu,et, comme il existe de ces minerais dans les masses serpentineuses,M. Burat en conclut que les roches magnésiennes de celte périodeont eu une véritable influence sur la production des minerais. Il ena été de même pour les serpentines du nord de l’Italie et des ré-gions alpines, qui se lient par leur âge et leur direction à celles de laToscane. Ainsi les serpentines du Modénais et du Piémont cotiser-