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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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ITALIE CENTRALE .

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sur les roches encaissantes, a abandonné les produits métalliques, |et a donné lieu à la formation de roches mixtes comme les yénites. |Parmi les variétés de fer exploitées, M. Savi distingue le ferru divigna, ou masses de fer hématite oxydulé ou oligisle arrachées ausous-sol dans la culture des vignes et des champs ; le ferrino et lapuleta, qui se recueillent sur la plage et qui sont le résultat du ,lavage naturel par les vagues des minerais entraînés par les pluies jet les ruisseaux. La puleta est la partie la plus fine de ce lavage, }

et le ferrino la partie la plus grossière. Les minerais que fournit ^l’île d’Elbe donnent des fers de qualités différentes, et chacun \d’eux a des propriétés métallurgiques qui varient suivant qu’ilssont plus ou moins facilement réductibles et produisent des fers doux jou des fers crus. Dans la monographie de ces minerais, l’auteurétablit comme espèces distinctes et renfermant chacune un certain ?nombre de variétés et de sous-variétés : le fer oxydulé , le fer oli- •giste, le fer oxydé brun, le fer oxydé rouge, le fer arsenical, le fer 1 2sulfuré jaune et le fer silicéo-calcaire.

Les minières de Rio et de Capo di Pero sont dans le fer oligiste ;dont l'injection au milieu des roches calcaires a eu des effets sem-blables à ceux que l’on remarque en Toscane . Elles ont changé lecalcaire compacte en marbre cristallin, en baukalc, et la combinai-son du fer avec les éléments de roches sédimentaires aurait produitl’ilvaïte (liévrite ou yénite), quelques vvackes, de l’amphibole, del’asbeste et du talc (Torre di Rio, PunlaNera, mont Calamita, etc.).Par suite de l’action de la roche ignée, la masse calcaire, ayant puéprouver une sorte de ramollissement, aurait favorisé la formationde minéraux cristallisés, réunis ou groupés de diverses manières. Ces jinjections ferrifères ont été comparées par M. Pasini (1) à celles ïd’Agordo, dans les Alpes vénitiennes, où la pyrite cuivreuse, passant |à une roche de quartz à petits grains, a soulevé le micaschiste, le grès •et le calcaire jurassique, en modifiant ces roches et en y dévelop- jpant diverses substances minérales. i

Si nous nous reportons actuellement avec M. A. Durât (2) auxproduits métallifères du Campigliese, qui ont eu une part évidentedans l’état actuel du relief de la contrée, nous reconnaîtrons uneanalogie frappante entre eux et les masses ferrifères de l’île d’Elbe.Dans les deux pays, les roches métallifères auraient joué le rôle de

(1) Àtti clella terza riunione , etc., p. 186 ; in-4. Florence, 1841.

(2) Loc. cit., p. 257.