roches d’éruption et soulevantes; mais comme le massif oriental del’île d’Elbe où elles dominent affecte une direction N., S., qui n’estpoint celle des serpentines dont l’ensemble s’aligne comme les Apen-nins O. 15° N., l’auteur est porté à regarder toutes ces rochesignées qui affleurent vers le périmètre du massif, comme ayant dé-terminé la sur-élévation du sol et son relief parallèle aux arêtesdes collines du Campiglicse. S’il y avait quelque relation entre lesgranités et les éruptions métallifères, rien ne serait plus facile quede la constater ici; mais on peut s’assurer presque partout quecette relation n’existe pas, tandis que la postériorité des granitésaux roches serpentineuses est prouvée par une infinité d’exemplesoù les premiers pénètrent dans les se ondes.
« Enfin, l’accumulation dans l’îlc d’Elbe (p. 261) de trois époques» d’éruption si distinctes par les roches qu’elles ont produites : celle» des serpentines, celle des minerais accompagnés d’amphibole et» d’yénile, et celle des roches granitiques, est un fait qui se reproduit» sur beaucoup d’autres points de la chaîne métallifère, et est assez» général pour toutes les séries de roches éruptives qui se suivent» sans être séparées par de longues périodes géologiques. Pendant» cette série d’éruption qui embrasse toute l’époque tertiaire, il» semble que les foyers souterrains se soient rapprochés de la sur-» face, d’une manière inusitée, sous toute la région occupée par la
» chaîne métallifère.et c’est sans doute à ce rappro-
» chemenl des foyers souterrains qu’il faut attribuer l’émission des» granités à une époque si moderne, espèce de retour vers l’époque» géognostique la plus ancienne, alors que la surface du globe était» également séparée du foyer central par une faible épaisseur. »
M. de Collegno (1), en étudiant aussi cette île, s’est particu-lièrement occupé de la direction des divers accidents du sol, et s’estattaché h distinguer plusieurs roches granitiques qui auraient étéméconnues ou confondues par ses prédécesseurs. L’île d’Elbe secompose pour lui de trois massifs, dont deux placés à l’E. sont al-longés dans le sens du méridien. La direction du système de sou-lèvement des Apennins (0.15° N.) est également prononcée sur plu-sieurs points ; c’est celle du cap de l’Enfola et d’un dyke granitiquequi court parallèlement à la côte et se continue, à travers le calcaireet le grès à Fucoïdes, du cap de l’Enfola jusqu’au fort du mont Al-baro, pour se rattacher ensuite au S.-O. à la grande masse de la
(1) Bail., 2 e sér., vol. V, p. 2G. 1847.
III.
Age
et
directiondes roche9et
des filons.
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