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ITALIE CENTRALE.
Capanne. Partout les caractères du granité sont les mêmes: c’est uneroche gris verdâtre, souvent porphvroïde, à très grands cristauxde feldspath.
Au fond du golfe de Procchio, un dyke de granité, qui se relie aumassif précédent, est coupé par un filon vertical peu épais, dirigéexactement N., S. Il est formé d’une roche à gros éléments et oùdominent le quartz et la tourmaline. Sa facile désagrégation permetde le suivre jusqu’à la mer d’une part, et assez loin dans les terresde l’autre. Le même fait s’observe moins distinctement à la vérité ,mais sur une beaucoup plus grande échelle, autour de la Capanne,surtout à San-I’ielro in Campo, et à Sant-Ilario, où les liions N., S.constituent nue pegmatique souvent porphvroïde, célèbre par laquantité de substances cristallisées qu’on y recueille. En cet endroit,les filous N., S. pénètrent, sans éprouver aucune déviation, dans legranité porphyroïde et les serpentines, ainsi qu’à travers les rochessédimenlaires plus ou moins modifiées dans lesquelles on reconnaîtencore les principaux caractères du macigno et de l’albérèse.
Cette direction N., S. est aussi celle de la grande masse de fer quiparaît traverser toute la partie orientale de l’île, et dont les gisementsdu cap Calamita, de la Marina di Rio, du cap de Pero, etc , sontautant d’affleurements. Les couches d’albérèse à Fucoïdes et demacigno de Capolivicri, celles des diverses roches métamorphiquesentre ce village et le cap Calamita ont encore une direction N., S.
Ainsi les liions et les principaux accidents de l’île se rapportent àdeux directions : l’une O. 15° à 20" N., l’autre N., S. et plus récente.
On a vu {ante, vol. II, p. 227) que M. de Collègue rapportaitles couches arénacées horizontales de Viticcio, Scalieri et Capo déliaYita à la période sub-apennine, tandis que nous les regardions commequaternaires, ce qui n’infirme point d’ailleurs absolument sa conclu-sion, que les filons N., S. régulièrement recouverts par ces dépôtssont antérieurs à la formation sub-apennine. De plus, rattachant cesfaits à la loi du parallélisme des chaînes et des filons contemporains,développée par M. Élie de Beaumont, l’auteur trouve que « lesgra-» nites porphyroïdes et les serpentines de l’ile d’Elbe ont fait érup-» lion lors du soulèvement des Apennins toscans, et que l’appari-» tion des pegrnatites et des diverses masses de fer oxydulé,
» oligiste, etc., a été contemporaine du soulèvement des îles de» Corse et de Sardaigne . » i]
Ainsi, dans le premier cas, les serpentines et les granités auraient jparu simultanément, comme nous verrons qu’on l’avait déjà avancé, ]
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