ASIE MINEURE.
soulevée de l’intérieur de la terre, vint à s’étendre sur le fond du 'lac (1). L’éruption paraît avoir cessé aussi brusquement qu’elle avaitcommencé, car il n’y a aucune alternance de trachytcs et de cou-ches sédimenlaires. On n’y observe point de dykes ni d’autres effetsindiquant la continuation des phénomènes ignés. Les roches pvro-gônes occupent une surface d’environ 5 milles de long sur 2 delarge. Une variété brun-rouge, porphyroïde, domine dans toutecette étendue , et parfois tend à prendre une disposition stratifiée.Elle se divise en dalles plus ou moins minces, dont la cassure trans-verse montre des bandes diversement colorées et parallèles au plan jde stratification. Ce caractère existe particulièrement dans une col- jline située à 2 lieues à l’ouest de Smyrne . j
Lorsque le trachytc recouvre les roches de sédiment, une couchede lofa et de pumite se trouve interposée. La partie supérieure du ;dépôt d’eau douce est un conglomérat de cailloux de quartz, de cal- •caire à Hippurites et de schistes, sans aucune trace de roche ignée ;au-dessous les marnes sont remplies de Planorbes et d’autres co- iquilles lacustres. Le mont Pagus, auquel Smyrne est adossée, est îformé de trachyle et de conglomérats trachytiques, et s’élève d’en- |viron 150 mètres au-dessus de la mer. La ville est bâtie sur des ;sables d’origine lacustre et inclinés vers les trachytes , sous un angle !d’environ 20 degrés. Au nord de Smyrne , les roches ignées, sembla- ■'blés à celles du sud , constituent le mont Cordileon , de 600 mètresd’élévation. Une bande étroite qui descend de la montagne, au midi,est composée de feldspath altéré, jaune ou blanc, teinté de rouge etde brun. U est doux et savonneux au toucher, et pénétré vers lehaut par un dyke de trachytc bleuâtre et rougeâtre. Nous avonsdéjà exposé (antè, vol. II, p. 948) la série des phénomènes ignéset des dépôts sédimenlaires qui, d’après M. Slrickland, s’est pro-duite aux environs de Smyrne ; nous ne pouvons donc qu’y renvoyerle lecteur.
îles D’après des renseignements déjà anciens et d’autres plus récents, ,ocdl'Ses l’île de Nisyros serait un volcan éteint, avec un cratère écroulé |Asie mi„e„rc. et un crat< i ,e l [lc rempli d’eau sulfureuse. Les hautes montagnes de |l’île de Cos sont formées de roches volcaniques anciennes, d’où ;