DISCOURS l'UlÎLIMINAIUE.
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un ouvrage mêlé de prose et de vers; Alfred, qui commenta la physiqued’Aristote et publia un livre sur le mouvement du cœur, et Robert Capi-ton, versé dans toutes les sciences de son temps, ce qui le fit accuserde magie. A la même époque, le juif Benjamin de Tudèle publia une rela-tion de ce qu’il avait vu de curieux dans son voyage en Syrie, en Égypte et aux Indes.
Le xin e siècle fut signalé par quelques nouveaux progrès ; les sciencescommencèrent à se répandre, et l’on vit naître à Paris l’Université, quijouit de toute la faveur de Philippe-Auguste , et devint l’école la pluscélèbre.
Sous le règne de ce prince, Gioja Flavio d’Amalfi découvrit ou perfec-tionna la boussole. Cet instrument en facilitant la navigation, favorisa lesprogrès des sciences géographiques, si puissantes auxiliaires des sciencesnaturelles; mais la prise de Constantinople par les Croisés fut encore fataleaux études, en ce que la soldatesque latine détruisit un grand nombre debibliothèques. Toutefois les lettres, quoique languissantes, n’y périrentpas entièrement, et Byzance continua d’être jusqu’au xv' siècle, le foyerd’où sortirent les lumières pour se répandre sur l’Europe . Le dernier desauteurs byzantins de cette époque est Manuel Phylis d’Éphèse, qui adonné un abrégé d’Élien , sous le titre De la Nature des Animaux.
Dans l’Espagne chrétienne, Alphonse le Sage se livra à l’étude dessciences, surtout de l’astronomie. Il fit établir de nouvelles tables astrono-miques, qui furent appelées tables alphonsines, et il fonda huit chairesà l’Université de Salamanque .
A la tête des hommes illustres de ce siècle se place Roger Bùcon,qui tint longtemps le sceptre de la philosophie hermétique, et mériteen partie sa brillante réputation. Ses ouvrages, quoique empreintsquelquefois d’une crédulité sans égale et de toutes les erreurs de l’al-chimie, frappent par l’universalité du savoir qu’il y déploie. SonOpus majus contient un chapitre remarquable sur l’art d’expéri-menter. On y trouve aussi l’idée de découvertes qui n’ont eu lieu quebien longtemps après. » L’art, dit-il, peut fournir aux hommes desmoyens de naviguer plus promptement et sans le secours des bras; il y atelle construction de chars à l’aide desquels il est possible de se passerd’animaux; on peut traverser les airs en volant comme les oiseaux. Il y ades verres qui approchent les objets, les éloignent, les agrandissent, lesdiminuent ou les multiplient à volonté. »On pourraitvoir dans ces prophé-ties la vapeur, les aérostats et tous nos instruments d’optique. On lui