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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
Sicile, augmenta 1 éclat de celles de Salerne et du Mont-Cassin et fondaà Païenne une académie poétique, dans laquelle il sollicita la faveurd’être admis avec ses fils. Il composa sur lâchasse à l’oiseau un ouvragequi traite des oiseaux de terre, d’eau et de passage, de leur structure,de leur vol et de leurs mœurs.
Sous le règne de ce prince, les mines d’Allemagne furent exploitéesavec une grande activité. Il favorisa beaucoup la médecine, recom-manda l'étude d’Hippocrate et défendit de pratiquer à ceux qui ignoraientl’anatomie humaine. Il ordonna le premier des dissections dans lesécoles de l’empire ; mais, pour obtenir l’autorisation d’en faire une seulepar an, il fallait une bulle du pape, ce qui dura jusqu’à la fin du xv° siè-cle. Comme il ne pouvait retrouver le texte grec de l’almageste de Pto-lémée, il en fit traduire en latin la traduction arabe.
Au xiv' siècle appartiennent un grand nombre d’alchimistes, parmilesquels nous citerons Nicolas Flamel, maître écrivain de Paris , quifut en outre peintre, architecte, poète, philosophe et mathémati-cien. Il raconte, dans son livre des hiéroglyphes , qu’en faisant desinventaires pour gagner sa vie, il lui tomba sous la main un ou-vrage d’alchimie ayant appartenu à des Juifs et contenant le se-cret de la pierre philosophale. Ne comprenant pas les caractèresmystérieux dont ce livre était rempli , il fit le voyage d’Espagne et alla trouver un rabbin qui lui apprit que ce livre était du célèbreAbraham le Juif, et lui en expliqua le sens. A partir de cette époque,Flamel acquit de grandes richesses que l’ignorance publique attribua àl’alchimie, mais dont l’origine est inconnue. On croit qu’il fut chargépar les Juifs encore exilés de France du recouvrement de leurs créances;et, si ce fait est exact, les causes de sa fortune seraient moins douteuses.
Nous mentionnerons aussi un certain Riplée, qui donne dans sesœuvres la recette de la pierre philosophale, recette que nous citerons enentier comme un des monuments les plus curieux de la science du moyenâge. « Pour faire, dit-il, Vélixir des sages , la pierre philosophale, il fautprendre, mon fils, le mercure des -philosophes (plomb), et le calcinerjusqu’à ce qu’il soit transformé en lion vert (massicot). Après qu’il aurasubi cette transformation, tu le calcineras davantage et il se changeraen lion rouge (minium). Fais digérer au bain de sable ce lion rougeavec Y esprit aigre des raisins (vinaigre), évapore ce produit, et le mercurese prendra en une espèce de gomme qui se coupe au couteau (acétate deplomb). Mets cette matière gommeuse dans une cueurbite lutée, et con-