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se trouve mêlée à des faits qui intéressent le perfectionnement général del’humanité; mais dans l’histoire des trois derniers siècles nous n’auronspas besoin de beaucoup de digressions pour lier entre elles les diversesépoques, la science seule suffira pour opérer cette liaison et nous nementionnerons les grands événements extérieurs qu’autant qu’ils pour-ront nous en expliquer les progrès.
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État des sciences naturelles au XVI e siècle.
Le xvi' siècle riche des découvertes du xv', stimulé par les con-quêtes transocéaniennes de l’Europe et violemment agité par les ar-dentes querelles de la réformation , ne resta pas oisif au milieudes trésors qui l’environnaient de toutes parts et sollicitaient sonactivité ; mais son émancipation était de trop fraîche date pour qu’ilpût se délivrer de toutes ses entraves; aussi fut-il longtemps soumis àl’autorité des anciens dont les travaux incomplets servaient de texte àmille commentaires, et soulevaient d’âcres controverses. Peu-à-peucependant l’autorité s’ébranla; les hommes de science ne se contentèrentplus de croire sur parole des auteurs dont les oeuvres avaient été mutiléespar les copistes ou qui s’étaient trompés eux-mêmes; les défenseurs del’antiquité furent obligés de s’avouer vaincus et de reconnaître qu’enfait de science il n’y a pas de révélation, et que l’expérience est l’uniquesource du savoir.
L’astronomie, cultivée avec éclat par les Arabes d’Espagne , passaen Europe sous la forme dont ils l’avaient revêtue, et jusqu’au xvi' siècleon suivit Ptolémée , sans songer à le réformer.
Copernic , qui appartient plus au xvi° siècle qu’au xv°, fut choqué dela contradiction que le système de Ptolémée présentait avec les lois phy-siques, en faisant tourner les planètes autour de la terre. Il renouvela lesystème des pythagoriciens, plaça le soleil immobile au centre dumonde, et fit de la terre une planète, qui se meut comme les autres au-tour de l’astre central. 11 détermina les dimensions des orbes décrits par