DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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fois, quelques familles naturelles, telles que les graminées, les mousses,les orchidées, les labiées, les ombellifères, etc. Il a séparé d’une ma-nière nettement tranchée les monocotylédones des dicotylédones. Za-luzianski entrevit le premier les organes sexuels des végétaux.
Césalpin, d’Arezzo(1583), suivit la méthode expérimentale d’Aristote et fut le créateur d’un système de botanique complet, avec des divisionsvicieuses encore, mais qui cependant furent un acheminement vers laméthode naturelle. On doit d’autant plus s’étonner que Césalpin ait puétablir un tel système, qu’il n’avait, pour faciliter ses études, qu’unfaible herbier de quinze cents plantes, dont sept à huit cents avaient étérecueillies par lui-même.
Dalechamps , Desmoulins son continuateur, etTabernæmonlanus sontdes botanistes routiniers, serviles imitateurs de l’ancienne méthode.Jean Bauhin donna, dans son histoire générale des plantes, un tra-vail de synonymie encore utile à consulter ; mais Gaspard Bauhin , sonfrère, rendit à la science phytologique un plus grand service en publiantson Pinax theatri botanici, composé sur le même plan que l’ouvragede Jean, et qui lui avait coûté plus de quarante ans de travail. On netrouve pas, il est vrai, dans Bauhin un système complet de classification,mais il contient un essa'i de classement par genres qui ne manque pasd’intérêt. Ce botaniste a le mérite d’avoir essayé de fixer par un travaild’une critique judicieuse, la synonymie, déjà si multipliée, et il mit audessous du nom de chaque espèce une petite phrase caractéristique rédigée avec soin. Son ouvrage, qui contient la description de près de sixmille espèces de plantes, fit oublier tous ceux qui l’avaient précédé ; et,jusqu’à Linné il servit de guide aux botanistes.
Nous citerons, à la suite des botanistes, l’agronome Olivier de Serres ,à qui l’on doit la propagation du mûrier et des vers à soie.
C’est encore en Italie que la science des minéraux prit naissance ; maiselle n’y fut qu’ébauchée. En 1502 , Leonardi, de Pes'arro, écrivit unouvrage sur les minéraux; imbu des préjugés de l’époque, il a remplison livre d’erreurs et de fables sur les pierres gravées, ainsi que surleurs vertus. Scudalupi et Stella suivirent ses traces.
L’Allemagne , si riche en gisements métallifères, dont les trésors ex-citaient la cupidité des princes, fut bientôt à la tête de la science et luifit faire de grands progrès.
Le premier qui s’occupa avec succès de minéralogie fut Bauer, plusconnu sous le nom d’Agricola. Son ouvrage De re metalHcâ (1546J