c DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
veinent des corps planétaires ; et il le fit presque en attribuant au soleilune force motrice qui les anime tous et une puissance qui les retient dansleurs orbites. Il expliquait les irrégularités de la lune par les actionscombinées du soleil et de la terre, et les marées par l’attraction lunaire ;hypothèses dont une seule eût suffi à la gloire d’un physicien. Les décou-vertes de Képler ruinèrent le système de Tycho-Brahé et répandirent lesidées de Copernic .
Stévin, de Bruges , se livra à des travaux importants sur l’hydrosta-tique et découvrit l’égale pression des fluides dans tous les sens. En 1621,Drebbel inventa le premier thermomètre, construit, non pas comme lesnôtres, avec de l’alcool ou du mercure; mais consistant simplement enun tube plongé dans l’eau, et contenant de l’air dans sa partie supé-rieure. On attribue à Zacharie Jan et à Jean Lapprey, opticiens de Mid-delbourg, la découverte du microscope et celle du télescope.
Salomon, de Caus, mort à Bicètre, jeta les premières idées de l’emploide la vapeur comme force mécanique, dans son ouvrage intitulé : Rai-son des forces mouvantes . En 1629, le physicien italien Branca donnala description d’un éolipyle, dont le jet de vapeur faisait mouvoir une rouehorizontale. En 1663, le marquis de Worcester décrivit un appareil re-gardé par les Anglais comme la première machine à vapeur, mais donton suppose que l’idée a été empruntée à Salomon de Caus ; et, en 1690 ,le Français Papin inventa la première machine à vapeur fonctionnantavec un piston.
Toricelli, disciple de Galilée , en démontrant la pesanteur de l’air, dé-truisit l’idée absurde de l’horreur du vide, encore professée dans lesécoles. Il donna aussi la théorie du baromètre dont Pascal devait faireune heureuse application à la mesure des hauteurs, et posa les bases dela théorie du mouvement des fluides.
L’académie del Cimento confirma quelques années après, par de nou-velles expériences, les découvertes de Toricelli .
Gassendi, qui fit école comme Descartes , s’occupa de l’élude de lalumière et expliqua avec bonheur quelques-uns des phénomènes qu’elleprésente. Il contribua aussi aux progrès de l’acoustique.
Otto de Guerike, que son désintéressement place au nombre dessavants les plus honorables du xvn e siècle, s’occupa d’hydrostatique,d’électricité et de magnétisme. Tous ses travaux indiquent une sagacitéprodigieuse. Sa découverte de la machine pneumatique et ses expérien-ces sur l’électricité, pour la production de laquelle il se servit d’un globe