DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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(Irait pas aux corps planétaires, et si la loi de la pesanteur qui lesattire vers le soleil, ne suffisait pas pour les retenir dans leurs orbites.De celle idée, il fut conduit à la théorie de la tendance des moléculesà se rapprocher, ou de la gravitation moléculaire. Il découvrit la causede l’élasticité de l’air atmosphérique, donna à l’étude de la lumièreune étendue et une précision nouvelles , et démontra, au moyendu speclre solaire , que chaque rayon lumineux est composé d’un fais-ceau de rayons diversement colorés et réfrangibles à un degré diffé-rent; il expliqua les phénomènes de la réfraction, ceux de la réflexionet créa la théorie de l’émission, opposée à celle des ondulations, qu’ellebalança longtemps. Ses travaux sur la théorie des interférences datentde 1674. Les opinions de Newton rencontrèrent des contradicteurs,et ne furent admises qu’au milieu du xvm e siècle. La méthode dontil se servit est empreinte d’une profonde sagesse ; il découvre la loide la pesanteur, qui, combinée avec la force de projection des corpscélestes, leur fait décrire une courbe elliptique ; mais il ne connaîtpas la cause de cette pesanteur, non plus que l’origine de la projectiondes corps planétaires ; et, comme il ne veut pas devancer l’expérience,il 11 e cherche point à expliquer ces phénomènes par des hypothèses.
Leibnitz, contemporain de Newton, fut la gloire de l’Allemagne . Avingt-deux ans il publia un traité complet de physique générale qui dé-note une perspicacité admirable, mais qui est rempli de subtilités méta-physiques pour lesquelles l’auteur avait un penchant décidé.
Vers le même temps, plusieurs physiciens s’occupèrent d’hygromé-trie, et c’est au père Mersenne qu’on doit les hygromètres en corde àboyau. Flamsleed augmenta considérablement la liste des étoiles visiblesconnues et détermina leur position.
Hauksbée perfectionna la pompe de Boyle et la machine de Papin, etacheva de détruire le préjugé de l’horreur du vide qui existait encoredans quelques esprits. 11 s’occupa avec succès d’électricité, et substi-tua au globe de soufre d’Ollo de Guerike d’abord un tube, puis un globede verre. Ce fut lui qui vit jaillir la première étincelle électrique, et enressentit la commotion. Il découvrit aussi la phosphorescence électrique.
Appliquant la méthode de Newton à la détermination des orbites pa-raboliques des comètes, Halley prédit le retour, en 1758 ou 1759, de lacomète observée en 1531, en 1607 et en 1682. Clairaut en fixa l’appa-rition pour le mois d’avril ; mais il commit une erreur de calcul et lacomète ne parut que dans les premiers jours de mai. Bernouilli observa