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Tome premier.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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aussi la marche des comètes, et annonça le retour de celle de 1680 pour1719. Il développa les principes de Leibnitz sur le calcul différentiel, etprésenta les premiers exemples de calcul intégral. Son frère Jean con-tribua au perfectionnement des découvertes de Leibnitz. Amontons com-posa un traité sur la théorie des frottements, et donna les premièresidées sur la construction du télégraphe.

Paracelse , en enseignant publiquement la chimie, avait répandu legoût de celle science et en avait assuré les progrès. Les luttes ouvertesauxquelles elle donnait lieu devenaient pour elle une cause de durée. Amesure qu’elle se dépouillait de sa forme mystique, les préjugés dispa-raissaient; cependant l’idée de la transmutation des métaux restadans quelques esprits, mais sous une forme scientifique. Celte idée sub-siste encore de nos jours, et peut-être n’est-ce pas sans raison, car onne peut dire absolument que les corps considérés comme simples soientvéritablement élémentaires ; et qui sait si ces corps indécomposablesne sont pas seulement des corps indécomposés?

Van Helmont, grand partisan de Paracelse , est encore un alchimiste ,ou plutôt, comme ce dernier, un médecin-chimiste, travaillant à la re-cherche de la panacée universelle. Cet homme , qui possédait une vasteérudition, rendit de grands services à la chimie; il créa le mot de gaz,resté dans la science, et qu’il appliqua d’abord à la vapeur d’eau ; maisensuite il donna le même nom à l’acide carbonique qu’il appelait gazsylvestre et au gaz hydrogène. Plusieurs des grandes vérités de lachimie moderne lui étaient connues , mais confusément; de sorte qu’iln’a pu les développer.

En Allemagne les Rosecroix continuaient à travailler avec persé-vérance à la recherche de la pierre philosophale; et en 1614, ils an-noncèrent qu’ils devaient régénérer le monde en s’emparant de l’espritdes princes, au moyen des trésors que leur procurerait cette décou-verte. Oughlred parle dans ses ouvrages de la préparation de la terre-vierge destinée à faire la pierre philosophale, par l’évaporation de l’eaupure. A côté d’eux, nous trouvons des hommes qui cherchent vérita-blement à s’éclairer, et ne considèrent plus le secret de la transmuta-tion comme le but de leurs efforts ; tels sont : Cassius, Libavius et Glau-ber dont le sulfate de soude a conservé le nom ; Crollius , Rivère,Ramer et Bohnius, déjà les représentants de la science expérimentale ;Kunckel qui, en cherchant encore la pierre philosophale, retrouva lephosphore dont Rrnnd avait emporté le secret dans la tombe, et publia