DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
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son, médecin de l’expédition, «publié sur le même sujet un ouvrage peuméthodique. On eut alors pour la première fois la description avec figu-res de l’ananas, du cactus, de la grenadille, du manioc, végétaux d’ungrand intérêt à cause de leur nouveauté ; l’on joignit aux mammifèresconnus le fourmilier, le tapir, dont la lèvre supérieure, prolongée en unesorte de petite trompe, rappelle l’éléphant, le coëndou, le lama, le cabiaïet le jaguar; aux oiseaux, le kamichi, dont les ailes sont armées d’épe-rons, le toucan, au bec monstrueux, etc. L’erpétologie, l’ichlliyologie etl’entomologie s’enrichirent également d’un grand nombre d’espèces nou-velles.
Le prince de Nassau, gouverneur de la colonie, envoya au gouverne-ment deux recueils de figures, peintes avec soin, qui servirent à illus-trer les ouvrages de Marggraf et de Pison.
Un défaut capital dans ces publications, et qui peut avoir de graves in-convénients pour l’étude , c’est que Marggraf , Pison et Laët ont sou-vent fait servir les mêmes planches pour représenter des objets n’ayantque de la similitude. Laët était directeur de la Compagnie des Indes, eta écrit, avant Marggraf et Pison, un ouvrage sur le même sujet, et digued’estime quoique moins important.
Boulins (1G31) a laissé sur les Indes Orientales un travail qui fait con-naître le tigre royal, le baÊiroussa aux défenses retroussées, le casoarà crins au lieu de plumes, le rhinocéros de Java, le drante, oiseau lourdet massif qu’on croit avoir complètement disparu, et l’orang-outang.On lui doit, en botanique, la description du cannellier, de la noix mus-cade et du monstrueux coco des Maldives . Son ouvrage, quoique plusfaiblement écrit que celui de Marggraf , n’en est pas moins d’un grandintérêt. Bernier, médecin d’Aureng-Zeb, a consigné dans la relationsi intéressante de son séjour en Asie , des descriptions de plantes et d’ani-nimaux qui peuvent encore être consultées avec avantage.
Gaspard Schwenkfeld décrivit les animaux de la Silésie ; Merrett, lesproductions naturelles de la Grande-Bretagne ; Wagner, celles de laSuisse. Sibbald écrivit une histoire naturelle de l’Écosse et un livre trèscurieux sur les cétacés qui de son temps échouaient fréquemment sur lescôtes. Neuhof nous a fait connaître l’histoire naturelle des Indes orien-tales, et Dutertre, celle des Antilles .
En 1649, Jonston, naturaliste polonais, publia un grand ouvrageoù il résume, en les récapitulant, tous les travaux qui ont paru jus-qu’au milieu du xvn e siècle. C’est un compilateur laborieux, mais d’une