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Tome premier.
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CXII
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cxij DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

critique peu sévère; il fait souvent mention d’animaux fabuleux et

semble même s’êtrc complu à rassembler des faits extraordinaires.

Nieremberg, jésuite espagnol , a, comme Clusius et Jonslon, écritun ouvrage dans lequel il résume les connaissances de son époque ; maison lui doit de plus la description de plantes et d’animaux nouveaux.

Après lui paraît Fabius Colonna, devenu naturaliste et médecin, parsuite de l’idée qu’il se guérirait d’une épilepsie qui le tourmentait beau-coup , s’il retrouvait la plante que les anciens considéraient comme unspécifique contre cette maladie. Il commença par étudier la botanique,puis la zoologie, et il a laissé sur les mollusques un travail très remar-quable pour son temps. Les planches qui accompagnent son texte sontfort belles, comme toutes celles de cette époque.

Olina était un ornithologiste d’un grand mérite , dont l’ouvrage estfort estimé sous le rapport graphique. Un médecin anglais , Th. Moufet,s’est occupé avec succès d’entomologie. On a de lui le Theatrum insec-lorrnn , qui ne fut publié qu’après sa mort. Sa classification est judi-cieuse; mais la science était trop neuve encore pour qu’on pût espérerun travail parfait; cependant on irouve dans Moufet d’excellents ren-seignements.

La fin du xvn c siècle ne nous offre comme naturalistes classificateursd’une haute portée que Jean Ray et François Willughby, qui ont toujourstravaillé en commun.

Jean Ray est le premier naturaliste qui ait modifié la classificationd’Aristote , et sa méthode a servi de modèle à tous les classificateursvenus après lui. Il partit du même point que le Stagyrite,'en adop-tant pour caractéristique d’une partie des mammifères la forme despieds; mais il y joignit les caractères tirés des dents. Sa distribu-tion des quadrupèdes ovipares est encore suivie aujourd’hui; seule-ment il réunit les salamandres aux lézards au lieu de les rapporter auxgrenouilles.

Willughby , dont les ouvrages ont été publiés par Ray qui y avait ap-pliqué sa méthode, fit pour les oiseaux ce que son ami avait fait poul-ies mammifères; mais on trouve dans cet ouvrage peu d’observations quiappartiennent à l’auteur. Il jeta les bases d’une classification fondéesur la forme du bec et des ongles pour les oiseaux terrestres, et surcelle des jambes et des pieds pour les oiseaux aquatiques. Linné n’yapporta que quelques modifications insignifianles ; et, jusqu’à ce jour,les Anglais ont conservé la méthode de Ray.