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Tome premier.
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CXIV
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DISCOURS m'UMINAIKK.

ainsi que les vaisseaux propres où s’élaborent les sucs nécessaires à lavie de la plante ; il confirma l’existence des trachées, et découvrit lesporcs corticaux. Malpighi étudia avec succès la structure intime des vé-gétaux et surtout la germination ; il connut fort bien le mode d’accrois-sement du tissu ligneux; mais, entraîné par la similitude des trachéesdes plantes avec celles des insectes, il les prit pour des organes derespiration. Ses opinions erronées en physiologie végétale viennent dece qu’il cherchait un rapprochement entre la structure des végétaux etcelle des animaux.

Une découverte d’un plus grand intérêt encore fut celle du sexedes plantes, entrevu par Zalu/.ianski dans le cours du siècle précé-dent, mais dont les premières idées formelles appartiennent aux Anglais .Millington, professeur à Oxford, l’avait déjà indiqué ; Grew avait dé-fendu l’importance des anthères comme organes fécondateurs ; Bobartl’avait mise hors de doute par des expériences sur le Lychnis dioica.En 1685, llay appuya de l'autorité de son nom la théorie du sexe desplantes. Depuis que cette vérité eut pénétré dans la science, les bota-nistes de tous les pays s’occupèrent d’expériences tendant à la confirmer.En 1694, Camerarius, professeur à Tubingue , en parla dans une thèse,et vérifia la nouvelle découverte par de nombreuses expériences surla fécondation du chanvre. En 1697, Boccone, naturaliste sicilien,en fit autant pour le palmier. Tournefort et Malpighi repoussèrentcependant celle doctrine ; ce dernier considérait les étamines etles anthères comme de simples organes excrétoires. Malgré son erreur,lé naturaliste de Bologne n’en est pas moins l’un des plus savantsphylologisles de la fin de ce siècle.

On doit à Leuwenhoek d’excellents travaux micrographiques surl’anatomie végétale. Il avait aperçu, mais mal formulé, la distinction,aujourd’hui fondamentale en botanique, des végétaux à fibres longitu-dinales et éparses qui correspondent à nos monocotylédones, et à fibresrangées par cercles concentriques qui sont nos colylédones. Sa théo-rie de l’évolution des plantes ne fut point adoptée, faute de dévelop-pements convenables. Un grand tort de Leuwenhoek est de n’avoir pascoordonné ses observations, qu’il faut chercher éparses dans ses lettresà la Société royale de Londres .

Claude Perrault confirma l’existence de la sève descendante. Dodarlchercha sans succès la loi en vertu de laquelle le végétal dirige tou-jours ses tiges vers le ciel et ses racines vers le centre de la terre;