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Tome premier.
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CXVII
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

CXVlj

génésiaques, dans lesquelles ils cherchent à expliquer le déluge et laconflagration du globe à la (in des siècles.

Leibnitz, partant de l’opinion de Descartes , qui faisait de notreplanète un soleil éteint, admit dans son Protogea que la terre,enveloppée d’une croûte épaisse dont la chaleur centrale ne pouvaitempêcher le refroidissement, avait vu les eaux se former à sa surfacepar suite de la condensation des vapeurs qui l’entouraient à l’époque deson incandescence; il suppose qu’attaquant les diverses parties dunoyau vitrifiable, elles changèrent successivement de nature, et dépo-sèrent les montagnes secondaires. Suivant cet auteur, c’est dans lesprofondeurs des mers qu’auraient vécu les animaux dont nous trouvonsles restes dans les dépôts de seconde formation.

A Leibnitz succéda Whislon, qui publia aussi, en 1698, une théoriede la terre. Quoiqu’il se renferme dans le même cercle d’idées que Bur-net, il se montre plus rationnel. D’après lui, la terre, née de l’atmosphèred’une comète, ne vit les êtres organisés s’établir à sa surface qu’aprèsavoir été retenue dans une orbite qui en égalisa les saisons. Lesmatières qui constituent le globe et son atmosphère sortirent alors duchaos et se rangèrent dans l’ordre de leur pesanteur. Il donne pourcause au déluge la rencontre de la terre avec la queue d’une comète quinoya tous les êtres vivants, et il explique la disparition des eaux pardelarges ouvertures qui se formèrent dans la croûte terrestre et lesabsorbèrent.

Woodward fut le dernier géologue de ce siècle. Son hypothèse, toutegénésiaque, est insoutenable; mais il a le mérite d’avoir développémieux que ses prédécesseurs l’histoire des couches de la terre.

On n’a pas rendu au xvn e siècle la justice qui lui est due, et l’on attri-bue au xviii* une influence sur le développement de la pensée qui nefut que le résultat des travaux du siècle antérieur. C’est dans le coursde ce siècle encore absorbé par les travaux d’analyse, mais qui a déjàouvert les portes de la synthèse, que les théories scientifiques, fécon-dées par les plus heureuses découvertes, prennent une forme plus po-sitive, et que se préparent tous les travaux qui font la gloire du siècleprésent.