DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
cxivij,
siliüii, et sut la rendre attrayante par le charme dont il l’entoura.11 découvrit, après Van Helmont , le gaz acide carbonique, Auquel ildonna le nom d 'air fixe , en le distinguant de l’air atmosphérique oùnéanmoins il le retrouvait comme partie constituante^ il fit de nombreu-ses et savantes expériences sur les gaz ; il découvrit aussi le caloriquelatent (1762), qui fait passer les corps solides à l’état de fluidité etvice versâ, sans que leur température en soit sensiblement changée.
En 1764, Mac-Bride généralisa les propriétés de l’air fixe, et en fitune ingénieuse application à la médecine. Meyer d’Osnabrück , cher-chant à expliquer le principe de la chaux et des alcalis, fit de l’air fixede Black un être de raison qu’il appela causlicum ou acidum pingue.Celte prétendue découverte causa un schisme parmi les chimistes ; maisles expériences successives de Jacquin, de Venel et de Cavendish firenttriompher la doctrine de Black. Cavendish alla plus loin que le chimisted’Édimbourg . En 1766, il présenta à la Société royale un mémoire danslequel il disait positivement « que l’air n’est pas un élément et qu’ilexiste plusieurs espèces d’airs. » Il reconnut que l’air fixe est pluspesant que l’air atmosphérique et qu’il est dégagé par la combus-tion du charbon. II ajouta à cette découverte celle du gaz acide hydro-ehlorique, fit connaître le premier les propriétés de l’air inflammable (hy-drogène) , ainsi que la composition de l’acide nitrique. Dans ses Ex-périences sur l’air, présentées à la Société royale, en 1784, il annon-ça qu’il avait brûlé par l’étincelle électrique de l’air inflammable envase clos, en le mêlant avec de l’air respirable, et qu’il avait vu le toutse résoudre en une quantité d’eau égale au poids des airs absorbés.
Celte expérience, dont le résultat eut un grand retentissement portales chimistes à s’occuper de la décomposition de l’eau, et les mit surla void des transformations des corps organisés et inorganiques.
Un contemporain de Cavendish, non moins célèbre que lui, est lemodeste Sehèele, l’habile et patient expérimentateur, qui résolvaitles problèmes les plus obscurs de la chimie et de la physique, avec lesinstruments les plus simples. Son Traité de l’air et du feu (1780) contient des idées d’une grande profondeur sur la composition de l’air et surla théorie de la chaleur. On peut cependant lui opposer l’étrangeté deses conclusions qui font ombre à ses admirables talents comme observa-teur. Il fit la découverte d’un grand nombre d’acides organiques et dequelques corps simples.
Priestley fut encore un chimiste profond. Il étudia les gaz avec une