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Tome premier.
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CXXXIV
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CXXXiV

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

Parmi les disciples de Stahl, il faut distinguer Gohl, Juncker et AI-berii, qui adoptèrent sans examen la doctrine de leur maître ; Shell, quiplaça l'aine à l’origine du système nerveux, auquel elle transmet sa vo-lonté, et enfin François Niehols, le plus extravagant de tous, quipersonnifia l’àmc et lui donna des volontés entièrement indépendantesde l’action des organes.

Porteriield et Robert White adoptèrent ces idées avec plus de ré-serve ; et ce dernier s’en écarta sous plusieurs rapports. La théoriede Stahl ne pénétra pas en France dans sa forme primitive. Vers lemilieu du xvni e siècle, le célèbre Sauvages, professeur à Montpellier ,adopta les principes de White sur l’action de l’âme dans les mouvementsinvolontaires, et modifia le système de Stahl, en admettant l’intermé-diaire des nerfs dans les mouvements physiologiques.

Bordeu , stahlien comme Sauvages, répandit, dans ses ouvrages, l'idéeque chaque organe est doué d’une sensibilité spéciale, et que du con-cours de ces sensibilités particulières et des volontés propres à chaqueorgane, émane la volonté physiologique qui est sans relation avec lecentre nerveux.

Lacaze, médecin de Louis XV, ajouta à la théorie de Bordeu l’idéed’un centre nerveux particulier pour les mouvements involontaires; ilchoisit le diaphragme, en faveur duquel il dépouilla le cerveau de scsprérogatives. Lecai, fondateur de l’académie des sciences de Rouen , at-tribua les mouvements involontaires aux ganglions, qu’il se représentaitcomme autant de petits cerveaux agissant sans la participation de l’en-céphale, en vertu d’une espèce de spontanéité qui leur est propre.

Le dernier stahlien est Barthez (1773), chancelier de la faculté demédecine de Montpellier ; il admit un principe vital différent de l’àme,et exécutant les mouvements involontaires.

On voit que ces théories sont fondées sur l’idée que les mouve-ments physiologiques, n’élaul pas perçus par le cerveau, n’en peuventémaner. Cet embarras vient évidemment des difficultés que présentait,à une époque peu avancée de la science, l’accord des idées psycho-logiques avec les phénomènes vitaux.

A côté de l’école de Stahl il en existait une autre qui, pendant tout lemu' siècle, a fait beaucoup de bruit sous le nom d!irritabilité -, elleattribuait les phénomènes physiologiques aune âme sensitive dont l’a-gent était le fluide nerveux. Celle école eut pour créateur Glisson, pourpromoteur Hoffmann, el pour disciples, Gorler, Gaubius , Kaau, Hart-